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Boonen, évidemment ?
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Publié 10/04/2005 à 15:30 GMT+2
Magnifié après sa victoire sur le Tour des Flandres la semaine dernière, Tom Boonen (Quick Step) s'attaque à Paris-Roubaix dimanche. Le Belge n'a que 24 ans, mais il aborde son 1er défi : réaliser la passe de deux en défiant les statistiques et l'histoir
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Il n'a que 24 ans, et voilà déjà le premier défi de sa jeune carrière. Le Belge Tom Boonen, magnifié par son succès du Tour des Flandres, s'attaque en effet dimanche à Paris-Roubaix en défiant les statistiques et l'histoire de la prestigieuse classique, la course des pavés du Nord.
Boonen et les autres
Le jeune coureur d'Anvers présente la carte d'identité la plus récente des prétendants. A l'opposé des 31 ans de l'Américain George Hincapie et de l'Australien Stuart O'Grady, des 34 ans de l'Allemand Steffen Wesemann, des 35 ans du Belge Peter Van Petegem (l'autre grand favori) et, bien sûr, des 38 ans bien sonnés de l'Italien Andrea Tafi qui s'apprête à se retirer dimanche soir au vélodrome de Roubaix.
"On l'a vu dimanche dernier au Tour des Flandres, l'âge n'est pas un problème", estime Boonen. L'appréciation vaut pour le Suisse Fabian Cancellara (24 ans lui aussi), quatrième l'an passé sur le vélodrome roubaisien et aussi déterminé que son coéquipier Juan Antonio Flecha (27 ans), lequel se verrait bien devenir le premier Espagnol à figurer au palmarès.
Pourtant, depuis Frédéric Guesdon, le vainqueur surprise de 1997 (à l'âge de 25 ans) qui devrait être encore dimanche la meilleure chance française, tous les coureurs qui ont gagné Paris-Roubaix flirtent avec la trentaine (comme le Suédois Magnus Backstedt l'an passé) ou la dépassent carrément. Sans conteste, la connaissance du terrain et la clairvoyance, qui vont de pair avec l'expérience, avantagent les plus chevronnés.
Boonen et l'insousiance
La règle de la course la plus archaïque de l'année comporte toutefois son exception. En 2002, Boonen, toujours lui, était monté sur le podium de Paris-Roubaix. A 21 ans. A sa première participation. Ce jour-là, le vainqueur, son aîné Johan Museeuw, l'avait ouvertement désigné pour lui succéder. Trois ans plus tard, l'Anversois de l'équipe Quick Step dit avoir gagné en force et aussi en assurance: "Ici, toute l'équipe est derrière moi. Avant le Tour des Flandres, j'étais un peu inquiet de l'absence de Paolo Bettini dans le groupe. Puis, je me suis rendu compte que la situation d'être leader unique me convenait bien. J'aime cette responsabilité".
Avec la spontanéité et le zeste d'insouciance qui contribuent à son charisme, Boonen évoque une course qui paraît être à sa mesure, à condition qu'il n'ait rien perdu de son énergie pendant la dure semaine qui a succédé à son triomphe des Flandres. A cause du trop-plein de sollicitations ou de la douleur à la main gauche résultant de sa chute de la semaine précédente. Son Gand-Welvegem en demi-teinte (26e), mercredi dernier, n'a pas apporté de réponse à ce sujet.
Sans peur et sans reproche
La météo ? Boonen n'en a cure: "Quand il fait sec, c'est plus rapide. Quand il pleut, il y a davantage de risques de chute. On a vite fait de perdre la course sur une chute ou une crevaison. Mais, dans Paris-Roubaix, quand l'on est costaud, on est devant avec toutes les chances de se retrouver sur le podium".
Les pavés ? "C'est une question de puissance. C'est à l'avantage des grands gabarits qui ont de la force", avance le Belge qui pointe à 192 centimètres, un de moins que Backstedt, autre candidat sérieux à la victoire.
Les adversaires ? "Van Petegem, Cancellara, Backstedt. Mais il y a aussi Hushovd, O'Grady, Hincapie, Flecha, Wauters, Gusev", commence à citer le Belge. Mais la liste est loin d'être limitée (Ekimov et Mattan sont mieux que des outsiders !) compte tenu de la qualité de l'opposition au départ des 259 kilomètres malgré l'absence des coureurs des grands tours.
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