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"Je suis fait pour ça"
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Publié 12/04/2008 à 14:17 GMT+2
Onze ans après son succès, le dernier d'un coureur français, Frédéric Guesdon garde au coeur l'amour de Paris-Roubaix, une course dans laquelle il mise sur l'expérience et sa régularité (5 fois dans les 15 premiers).
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Pourquoi êtes-vous attiré par Paris-Roubaix, qu'on qualifie souvent de course de fous ?
Frédéric GUESDON : J'aime ce genre de course, je suis fait pour ça. Pour moi, ce n'est pas spécialement une course de fous. Monter 4-5 cols dans la même journée, c'est aussi un truc de fous. Chaque coureur a son type de course. Je fais tout pour être au top ce jour-là. Oui, j'adore cette course.
Malgré le danger ?
F.G. : C'est sûr que c'est un peu dangereux. Quand on prend le départ à Compiègne, on le sait. Il y a beaucoup de risques de chutes, de crevaisons, un peu plus que dans d'autres courses. Mais c'est pareil pour tout le monde. Après ça fait partie de la course. Si ça se passe bien, tant mieux. Si je suis par terre... je serais déçu.
Que serait un bon résultat pour vous ?
F.G. : Quand on gagne une fois, on espère toujours gagner une deuxième fois. J'espère faire la plus belle course possible. Il y a eu des années où j'ai fait 15e ou 20e et j'étais quand même satisfait. Quand on est battu par plus fort et qu'on n'a rien à se reprocher, c'est le principal.
Que serait le temps idéal pour vous ?
F.G. : Je préfère quand c'est sec.
A quel genre de course vous attendez-vous ?
F.G. : Au même scénario qu'au Tour des Flandres. Je pense que d'entrée ça va rouler pendant un bon bout de temps jusqu'à ce que le coup (l'échappée) sorte. En espérant qu'il n'y ait pas trop de coureurs dedans... à moins que je sois dedans. C'est un peu le même scénario tous les ans, ça bagarre longtemps et ça finit par s'ouvrir.
Pensez-vous qu'une équipe va dominer ?
F.G. : J'espère que non. Ca ne s'est pas produit sur les dernières courses. On dit que CSC avait dominé l'an dernier mais c'était assez ouvert.
Quels sont les hommes à battre ?
F.G. : Il y en a plusieurs, Boonen, Cancellara, Ballan et d'autres. On l'a vu au Tour des Flandres, c'est serré ! Dix, quinze coureurs peut-être peuvent gagner suivant le scénario de la course. C'est justement ce qui nous laisse un peu y croire. Si tout se déroule bien, la possibilité existe en jouant un peu tactique ou avec de la chance.
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