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Paris - Roubaix

Démare : "Paris-Roubaix, c'est chacun pour soi"

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Arnaud Démare (FDJ) - Paris-Nice

Crédit: Getty Images

ParSimon Farvacque
07/04/2018 à 05:39 | Mis à jour 07/04/2018 à 05:39

PARIS - ROUBAIX - Dimanche, Arnaud Démare tentera de devenir le premier Français à lever les bras sur le vélodrome roubaisien depuis son directeur sportif, Frédéric Guesdon, en 1997. 6e de l'Enfer du Nord l'an passé, le champion de France ne pense pas qu'une coalition soit possible face à la surpuissante Quick-Step Floors. Il espère profiter d'une course d'attente pour décrocher son premier pavé.

"Courir devant." C'est le leitmotiv qui a rythmé la conférence de presse d'Arnaud Démare, jeudi. Le champion de France a insisté sur l'importance du placement, quelques heures après avoir reconnu le parcours de Paris-Roubaix, Reine des classiques au départ de laquelle il sera dimanche. Une importance que les conditions atmosphériques pourraient selon lui décupler : "Il faudra absolument rouler devant, comme on le fait depuis le début des classiques, surtout si les secteurs pavés sont gras comme ce matin (jeudi)."

Quand on passe la Trouée d'Arenberg, une première course se termine
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Les fortes précipitations de ces derniers jours et l'éventualité d'un Paris-Roubaix pluvieux ont donné encore un peu plus de sel à la traditionnelle reconnaissance. Alors, course dantesque en perspective ? Démare a calmé le jeu, insistant plutôt sur la découverte des détails du parcours : "Je pensais que le pavé serait encore plus gras… finalement, il n'y a que le secteur d'Haveluy qui est en mauvais état (...) cette 'reco' était importante car tout le début (du tracé) a changé, donc on n'avait aucun repère pour le premier secteur et c'est bien de savoir où on va mettre les roues."

Le parcours de Paris-Roubaix 2018 reste semblable à celui de l'édition précédente, qu'Arnaud Démare avait achevée à la 6e place en réglant le groupe des battus. Les secteurs pavés susceptibles de faire la différence sont connus. La Trouée d'Arenberg, à 95 kilomètres de l'arrivée, en fera encore partie. "Quand on passe la trouée, on souffle dans la tête, il y a une première course qui se termine, raconte Démare. On entre dans une autre partie de course où les risques de chute ou de crevaison sont moins importants." Une partie de course réservée à la caste des ténors, dont le Français de 26 ans fait maintenant partie. Et que personne ne survole depuis le début de la campagne de classiques.

La célébrissime image de Wilfried Petters dans la Trouée d'Arenberg en 2001. L'homme de boue.

Crédit: Panoramic

Sagan n'est pas au-dessus du lot, Van Avermaet non plus

Démare espère profiter de l'homogénéité qui caractérise le gotha des classicmen cette saison. Quick-Step Floors domine, mais aucun homme ne marche sur l'eau. "Peter Sagan n'est pas au-dessus du lot, Greg Van Avermaet non plus, estime-t-il. Ce n'est pas comme les autres années. Ce qu'il faut, c'est suivre. Je ne suis pas le genre de coureur qui va attaquer, surtout si l'équipe Quick-Step est bien représentée car j'aurai mes chances au sprint." En tout cas, il ne croit pas en une alliance contre la formation de Patrick Lefevere : "(sur Paris- Roubaix) c'est chacun pour soi, tout le monde se met des bâtons dans les roues quand on n'est pas de la même équipe."

L'idéal pour le leader de la Groupama-FDJ ? "Arriver en petit comité, une quinzaine de coureurs pour la gagne." Un idéal aux airs d'utopie. John Degenkolb, peut-être le plus "sprinteur" des récents vainqueurs de l'Enfer du Nord, ne s'était pas contenté de rester dans les roues, lors de son succès en 2015. Tenter de lever les bras sur le vélodrome roubaisien sans placer la moindre attaque est une stratégie paradoxalement audacieuse. C'est celle d'Arnaud Démare, qui essaiera dimanche de succéder à son directeur sportif, Frédéric Guesdon, au palmarès des vainqueurs français de Paris-Roubaix. En 1997, Guesdon s'était imposé en devançant sept coureurs au sprint… depuis, aucun groupe aussi conséquent ne s'est disputé la victoire sur la Reine des classiques.

Arnaud démare, ici dans la roue de Vincenzo Nibali, a été trop court dans le final du Tour des Flandres (15e).

Crédit: Getty Images

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