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Gilbert pour le triplé?

Gilbert pour le triplé?
Par AFP

Le 08/10/2010 à 15:35Mis à jour Le 08/10/2010 à 15:41

Vainqueur en 2008 et 2009, le Belge Philippe Gilbert peut reprendre ses habitudes, dimanche, sur l'avenue de Grammont, terme pour la dernière fois de Paris-Tours. Une classique qui offre un lot de consolation aux battus du Mondial.

Sept jours après sa déception de Geelong (Australie) où il n'a pu garder jusqu'au bout l'avantage, Gilbert retrouve un cadre qui lui convient à merveille. Le Wallon s'est imposé, en puncheur, ces deux dernières années dans la classique des routiers-sprinteurs longue cette fois de 233 kilomètres. En attendant le changement du lieu d'arrivée programmé pour 2011, le parcours du final est légèrement modifié à cause de l'installation du tramway dans l'agglomération de Tours. La petite côte du Pont Volant, l'avant-dernière difficulté jusqu'à présent, disparaît de l'itinéraire.

Mais Jean-François Pescheux, directeur de la course, relativise cette suppression. "Les costauds peuvent toujours faire la différence, estime-t-il. La route est sinueuse, en faux-plat montant, le dénivelé reste le même". Le scénario, traditionnellement haletant, devrait garder par conséquent tout son suspens. Si l'interminable ligne droite d'arrivée (2600 m) favorise la poursuite du peloton, la répétition des petites côtes dans le final avantage les puncheurs, à condition que la violence de l'effort désorganise les équipes des sprinteurs.

Les absents du "Mondial"

Maître en ce domaine, Gilbert est candidat à un triplé inédit dans la longue histoire de l'épreuve depuis sa création au XIXe siècle. Sa défaite consommée à Geelong (18e), le Belge a voulu se projeter sans attendre sur ses deux derniers rendez-vous de la saison, Paris-Tours et le Tour de Lombardie, deux courses qu'il a magistralement remportées l'an dernier. En Touraine, Gilbert s'attend à retrouver l'Italien Filippo Pozzato qui l'avait suivi comme son ombre dans le Championnat du monde avant de décrocher dans le dernier tour et prendre finalement la quatrième place. Ainsi que le Danois Matti Breschel, médaillé d'argent en Australie derrière le Norvégien Thor Hushovd dont l'équipe n'a pas été retenue par les organisateurs (ASO).

A côté de ces puncheurs attestés, même si Breschel peut miser sur une arrivée groupée, les sprinteurs se pressent sur la ligne de départ fixé dans la bourgade de La Loupe, à l'ouest de Chartres. En premier lieu, l'Espagnol Oscar Freire, autre déçu du Championnat du monde (6e), le Slovène Grega Bole ou encore le Français Romain Feillu, qui a effectué une bonne mise en jambes jeudi en prenant la deuxième place de Paris-Bourges. Si quelques pointures du sprint (Cavendish, Farrar, Greipel) ont renoncé après le long déplacement aux antipodes, plusieurs absents du "Mondial" (Ballan, McEwen) sont présents. Parmi eux, le Belge Tom Boonen est encore en phase de reprise mais l'Italien Daniele Bennati, récent vainqueur du Tour de Toscane, affiche une forme de pointe.

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