AFP

Cavendish en version arc-en-ciel

Cavendish en version arc-en-ciel
Par AFP

Le 07/10/2011 à 18:12Mis à jour Le 07/10/2011 à 19:44

Avant-dernière classique de la saison, le Paris-Tours version 2011, longue de 230,5 km, verra le nouveau champion du monde Mark Cavendish étrenner son nouveau maillot arc-en-ciel dimanche. Le Britannique, absent sur Paris-Bourges, devra faire face à une rude concurrence.

Absent sur Paris-Bourges, Mark Cavendish étrennera finalement son maillot de champion du monde dimanche sur les routes de Paris-Tours (230,5 km), une classique traditionnellement dévolue aux routiers-sprinteurs, qui l'ont toutefois concédée à plusieurs reprises aux puncheurs. Sacré à Copenhague il y a deux semaines, le coureur HTC aura pour principal adversaire le puncheur belge Philippe Gilbert, double vainqueur de l'épreuve (2008 et 2009), dans cette 105e édition.

Deuxième Britannique après Tom Simpson (1965) à décrocher le titre mondial, Cavendish aura la tâche ardue. Jamais, ces dernières années, le champion du monde en titre n'a réussi à gagner Paris-Tours: ni l'Espagnol Oscar Freire en 2004, ni le Belge Tom Boonen en 2005. Freire, encore à surveiller dimanche, s'est rattrapé l'an passé, pour ajouter son nom à ceux des grands sprinteurs victorieux à Tours, comme le Belge Johan Museeuw, l'Allemand Erik Zabel, triple vainqueur, ou l'Italien Alessandro Petacchi.

Ligne droite d'arrivée réduite

Mais cette course plus que centenaire s'est aussi bien souvent offerte aux routiers téméraires, prêts à saisir leur chance dans les bosses qui parsèment la fin de parcours, après une longue cavalcade en plaine, parfois rendue pénible par le vent. C'est ainsi que Gilbert, repris par deux fois dans les 500 derniers mètres en 2005 et 2007, avait fini par trouver l'ouverture. Ou qu'avant lui Frédéric Guesdon, dernier Français vainqueur en date (2006), s'était imposé. Incongruité suprême, l'épreuve a même souri au grimpeur Richard Virenque (2001).

L'incertitude devrait être d'autant plus de mise cette année que le final a été modifié, à cause de l'installation du tramway à Tours. La ligne droite finale a été réduite, passant de 2.600 m à 660 m. Les derniers kilomètres, plus sinueux que par le passé et, de l'avis de devraient donner un rôle accru à la côte de l'Epan, à 7 km de l'arrivée. "Cette dernière difficulté n'est plus abordée dans l'élan, mais quasiment à l'arrêt, après un virage serré sur la droite", explique le directeur sportif de l'épreuve, François Lemarchand. "Et si la côte n'est pas assez raide pour se détacher, il faudra absolument arriver bien placé au sommet pour espérer gagner".

En cas d'arrivée groupée, Cavendish, qui a fait l'impasse cette semaine sur Paris-Bourges, pourra s'appuyer sur une équipe HTC déterminée à briller avant de disparaître à la fin de la saison. Freire, l'Allemand André Greipel, 3e du Mondial, ou le Français Romain Feillu, 6e à Copenhague, seront alors ses principaux rivaux. Mais les attaquants auront aussi leur mot à dire. Outre Gilbert, les Français Sylvain Chavanel et Thomas Voeckler ne devront pas être négligés.

. PARIS-TOURS : MODE D'EMPLOI

La participation: 25 équipes : Omega Pharma, Quick Step, Saxo Bank, Euskaltel, BMC, HTC, Garmin, RadioShack, Type 1, AG2R La Mondiale, Bretagne-Schuller, Cofidis, FDJ, Saur-Sojasun, Europcar, Sky, Lampre, Leopard, Rabobank, Vacansoleil, Skil, BigMat, Landbouwkrediet, Topsport, Veranda’s Willems

Les favoris: Philippe Gilbert (BEL), Sylvain Chavanel (FRA), Baden Cooke (AUS), Alessandro Ballan (ITA), Mark Cavendish (GBR), John Degenkolb (GER), André Greipel (GER), Robbie McEwen (AUS), Geoffroy Lequatre (FRA), Anthony Ravard (FRA), Samuel Dumoulin (FRA), Frédéric Guesdon (FDJ), Thomas Voeckler (FRA), Juan Antonio Flecha (ESP), Alessandro Petacchi (ITA), Grega Bole (SLO), Daniele Bennati (ITA), Oscar Freire (ESP), Romain Feillu (FRA)

Les grands absents: Thor Hushovd (NOR), Tyler Farrar (USA), Matt Goss (AUS), Alessandro Petacchi (ITA), Fabian Cancellara (SUI), Edvald Boasson Hagen (NOR), Alexandre Vinokourov (KAZ), Alberto Contador (ESP), Andy Schleck (LUX), Bradley Wiggins (GBR)

Les victoires: 104 éditions disputées depuis la création de l'épreuve en 1896. 39 victoires pour la Belgique, 31 pour la France, 12 pour les Pays-Bas, 6 pour l'Italie, 4 pour l'Allemagne, 3 pour le Luxembourg et la Suisse, 2 pour le Danemark, 1 pour l'Australie, l'Irlande, la Russie et l'Espagne.

Record de victoires: 3 par Gustave Daneels (BEL, entre 1934 et 1937), Paul Maye (FRA, entre 1941 et 1945), Guido Reybroeck (BEL, entre 1964 et 1968) et Erik Zabel (GER, entre 1994 et 2005).

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