Eurosport
Tadej Pogacar, Mathieu Van der Poel, Remco Evenepoel, Primoz Roglic et Jonas Vingegaard : Il y eux... et c'est tout
Par
Publié 13/04/2023 à 23:57 GMT+2
Tadej Pogacar, Mathieu Van der Poel, Remco Evenepoel, Primoz Roglic et Jonas Vingegaard. A eux cinq, vous tenez les vainqueurs de toutes les courses les plus importantes depuis plusieurs mois. Grands tours, Monuments, Mondiaux, rien n'échappe à la bande qui fait régner une sacrée terreur dans le peloton de 2023. Ils sont le "Big 5" et ne laissent de miettes à personne.
Primoz Roglic, Jonas Vingegaard, Tadej Pogacar, Mathieu Van der Poel et Remco Evenepoel : Le "Big 5" ?
Crédit: Quentin Guichard
Comptez-en autant que vous voulez. Une petite élite se gave depuis quelques mois. Ils viennent des quatre coins de l'Europe ou presque et s'appellent Tadej Pogacar, Mathieu Van der Poel, Remco Evenepoel, Primoz Roglic ou Jonas Vingegaard. A eux cinq, ils ont réinventé le cyclisme, élargi pour certains le champ de leur possible et réduit par la même celui des autres. Aucune des plus grandes courses du calendrier ne leur a échappé en 2023 alors que 2022 avait déjà sérieusement dessiné la tendance.
Paris-Nice (Pogacar), Tirreno-Adriatico (Roglic), Milan-Sanremo (Van der Poel), Tour des Flandres (Pogacar), Paris-Roubaix (Van der Poel). Voilà pour 2023. Et si l'on se permet d'y ajouter Evenepoel et Vingegaard, ce ne sont pas pour leur succès aux Emirats arabes unis pour le premier et au Pays Basque pour le second. Le Belge est, rappelons-le, le champion du monde et tenant de la Vuelta pendant que le Danois fut sacré sur le dernier Tour de France. Ajoutez-y le Tour de Lombardie (Pogacar) ou le Dauphiné (Roglic) et vous comprenez que dire que cette élite se gave n'est en rien exagéré.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2023/04/02/3673441-74777748-2560-1440.jpg)
Trois mines d'une puissance rare : Les trois fois où Pogacar a attaqué
Video credit: Eurosport
L'inattendu n'existe plus
Plus encore que cette litanie de victoires, la manière ajoute de l'impressionnant à l'exceptionnel. Le hasard existe-t-il encore en cyclisme ? Oui et Wout van Aert, qui devrait figurer dans cette liste au vu de son talent mais pas de son palmarès récent, l'a prouvé. L'inattendu en revanche, beaucoup moins. Quand Matej Mohoric remportait Milan-Sanremo ou Dylan Van Baarle Paris-Roubaix en 2022, ils avaient d'une certaine manière fait mentir les pronostics qui placent de plus en plus souvent les mêmes hommes au sommet. Et comment faire autrement ?
"Non, Mathieu n'est pas un extraterrestre. Il est humain", s'est vu contraint de répondre son coéquipier Jasper Philipsen dimanche à l'issue d'un Paris-Roubaix mené sur un rythme fou et record, comme ce fut le cas pour le Tour des Flandres et quasiment aussi pour Milan-Sanremo (2e moyenne de son histoire en 2023). "Il y a quelques coureurs qui sont vraiment au-dessus du lot, qui font un peu ce qu'ils veulent. Dès qu'ils mettent en route, derrière on est à perpète, ça dégage de partout", témoigne Franck Bonnamour (Ag2r-Citroën) auprès de l'AFP.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2023/04/09/3681618-74922288-2560-1440.jpg)
Celle-là, il s'en souviendra : la victoire de Van der Poel au Vélodrome
Video credit: Eurosport
Quel horizon pour les "bons" coureurs ?
Même Stefan Küng ou l'ancien champion du monde Mads Pedersen, n'ont pu peser dans le final de Paris-Roubaix dimanche. On ne taxera pourtant ni l'un, ni l'autre d'être seulement un bon coureur. Les deux sont exceptionnels mais cela ne suffit plus. Parlez-en à Van Aert… Sans y inclure le Belge, on peut se demander quel horizon s'offre aux bons coureurs. Les Romain Bardet ou David Gaudu pour évoquer les Français, Jai Hindley, vainqueur du Giro 2022 quand les seconds couteaux avaient encore droit au chapitre, ou encore Enric Mas, Stefan Küng ou Mads Pedersen.
En 2023, Pogacar affiche 10 succès, Vingegaard 8 et Roglic 7. Evenepoel (3) et Van der Poel (2) ciblent un peu plus mais la meute ne partage rien, ni les plus beaux morceaux, ni les miettes. Et les prochaines semaines pourraient bien encore un peu plus confirmer leur mainmise exceptionnelle sur le cyclisme mondial.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2023/04/08/3680919-74908308-2560-1440.jpg)
Joue-la comme Pogacar : la fusée Vingegaard décolle à 29 km de l'arrivée
Video credit: Eurosport
Si Pogacar remportait Liège-Bastogne-Liège dimanche, ils ne seraient que deux à détenir les cinq Monuments (avec Van der Poel). Si Evenepoel triomphe du Giro, deux hommes encore se seront partagés les trois derniers grands tours (avec Vingegaard). Le cyclisme a connu d'autres dominations, du temps d'Eddy Merckx notamment, mais depuis rares étaient les périodes où le destin des grands tours et des classiques s'entremêlaient autant.
A la manière de Roger Federer, Rafael Nadal et Novak Djokovic en tennis, parlera-t-on d'un "Big 5" pour évoquer ces hommes qui gagnent tout et qui occupent logiquement toute la lumière ? A l'aune de leur succès et de leurs manières, les six forcent le milieu à ne parler que d'eux. Liège-Bastogne-Liège, ce sera Tadej Pogacar contre Remco Evenepoel. Au Giro, le Belge face à Roglic. Et sur le Tour de France, Pogacar contre Vingegaard avant que tout ce petit monde se retrouve peut-être sur la Vuelta.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2023/03/11/3651571-74340548-2560-1440.jpg)
Roglic pour le coup du chapeau : les temps forts de la 6e étape italienne
Video credit: Eurosport
Et les autres dans tout ça ? Ils n'existent que très peu. Après un Paris-Nice sur lequel il avait fondé l'espoir de trouver une ouverture pour briller, Romain Bardet s'était un peu lâché, traduisant peut-être un sentiment général dans le peloton : "J’espère que j’ai encore une marge de progression, sinon je ne vais pas faire du vélo longtemps. Si c’est pour prendre des coups comme ça…". Les coups, ce sont toujours les mêmes qui les donnent et souvent les mêmes qui les reçoivent dans le cyclisme de 2023.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2022/09/25/3459991-70584988-2560-1440.jpg)
L'émotion d'un gamin en or : L'arrivée d'Evenepoel en vidéo
Video credit: Eurosport
Sur le même sujet
Publicité
Publicité