Eurosport
Nozal sauve les meubles
Par
Publié 26/09/2003 à 14:35 GMT+2
Isidro Nozal a vécu une journée difficile vendredi, lors de la 19e étape de la Vuelta. Malmené par Roberto Heras dans la Navacerrada, le jeune leader de la ONCE a toutefois sauvé l'essentiel en conservant 1'55" d'avance sur son rival au général, à deux jo
Eurosport
Crédit: Eurosport
Sueurs froides pour Nozal
Jamais, depuis sa prise de pouvoir au soir de la quatrième étape, Isidro Nozal n'avait été autant menacé. Dans la dure montée de la Navacerrada, classée en première catégorie et grand classique de la Vuelta, le protégé de Manolo Saiz a connu sa plus sévère défaillance. L'offensive de Roberto Heras l'a mis au supplice. Heureusement pour lui, il la pu compter sur le soutien de son expérimenté équipier, Marcos Serrano, pour limiter les pertes à 1'30" au sommet, situé à 23 kilomètres de l'arrivée à Collado Villaba.
Dans la descente, un regroupement a permis à plusieurs coureurs de la ONCE de rentrer. Après une chasse intense, Nozal a coupé la ligne d'arrivée avec 1'14é de retard sur le groupe Heras. Un moindre mal. Avec 1'55" de marge sur le coureur de l'US Postal avant le contre-la-montre en côte de samedi, il a a priori course gagnée. A condition de bien récupérer des efforts colossaux fournis dans la Navacerrada. En tout cas, Nozal a prouvé qu'à défaut d'être un grand grimpeur, il savait se sortir les tripes pour défendre son bien. C'est aussi cela la marque des grands champions.
Heras: trop peu, trop tard?
On le savait depuis un bon moment, Roberto Heras était le seul à pouvoir faire vaciller Nozal de son piédestal. Le vainqueur du Tour d'Espagne 1997 a tenté de forcer sa chance vendredi, en attaquant dès le début de l'ascension finale. Le coup est passé près, mais Heras partait sans doute de trop loin. Avec plus de cinq minutes de retard sur le leader à l'issue du deuxième contre-la-montre individuel, le leader de la formation US Postal devait compter sur une défaillance de Nozal.
Or si ce dernier a coincé, il n'a pas craqué. Samedi, Heras a les moyens de reprendre encore du temps à son adversaire lors du chrono en côte. Mais si le profil l'avantage, la faible longueur du parcours (11,2km) ne devrait pas lui permettre de combler l'intégralité de son retard. De quoi venir mourir tout près de Nozal, et d'aviver ses regrets. Au moins a-t-il conquis la deuxième place, profitant de la défaillance d'Igor Gonzalez de Galdeano (ONCE), qui le précédait de six secondes ce matin.
Simeoni fait oublier Cipo
Si la bagarre pour le classement général a focalisé l'attention, d'autres ont lutté pour la victoire vendredi. Parti en compagnie de 18 autres coureurs dans le premier quart de la course, Filippo Simeoni s'est ensuite retrouvé en compagnie du seul Klaus Michael Möller dans le final. Les deux hommes ont joué avec le feu, mais ont conservé 16 petites secondes sur le groupe Heras sur la ligne. L'Italien a réglé sans la moindre difficulté Möller. Il offre ainsi sa première victoire à son équipe, la Domina Vacanze, qui avait défrayé la chronique voilà trois semaines, en inscrivant sa star Mario Cipollini dans le seul but d'obtenir une invitation. Le champion du monde, contraint de s'aligner, avait abandonné au soir de la première étape. Mais Simeoni a prouvé que le train zébré pouvait briller sans sa diva.
ILS ONT DIT...
Isidro Nozal: "J'ai souffert, beaucoup souffert même. Mais, je crois que les 1:55 sont suffisants pour gagner la Vuelta. On a tiré à mort dans la descente. On n'avait pas le choix".
Roberto Heras: "Ce que j'ai repris aujourd'hui est insuffisant. Mais, Isidro comme moi, on peut connaître une défaillance demain".
Miguel Indurain: "Le nom du vainqueur de la Vuelta, je vous le donnerai demain seulement. Je ne sais pas si l'avance que compte Nozal sur Heras est suffisante. Les efforts d'aujourd'hui peuvent se payer cher, a-t-il ajouté. Les cols et la vitesse à laquelle les coureurs les ont franchis laissent forcément des traces."
Sur le même sujet
Publicité
Publicité