Le message de Valverde

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Alejandro Valverde (Kelme) a remporté en costaud la troisième étape de la Vuelta lundi, à Soria. L'Espagnol a profité d'un final exigeant pour affirmer ses prétentions. Le maillot de oro reste chez US Postal, mais change à nouveau de propriétaire. Il est

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Quand la météo se veut capricieuse, le cyclisme peut devenir cruel. Très cruel, même. Andy Flickinger l'a appris à ses dépens lundi entre Burgos et Soria. Echappé en compagnie de Benoît Joachim, Thorwald Veneberg et Kevin Hulsmans, le géant de l'équipe AG2R a longtemps cru en la victoire d'étape. A juste titre, puisque le Français était sans doute le plus rapide du quatuor de tête, qui possédait 9'30" d'avance à 50 kilomètres de l'arrivée.
C'était plus qu'il n'en fallait pour aller au bout. Sauf que le vent de face a eu la mauvaise idée de s'en mêler dans le final. Scotchés sur la route, les quatre fuyards ont vu leur avance fondre à une vitesse déprimante, permettant au peloton d'opérer la jonction à neuf petits kilomètres de l'arrivée. Dur à encaisser pour "Flick".
Joachim récompensé
Dans l'affaire, seul Benoît Joachim n'avait pas perdu son temps. En empochant les 18 secondes de bonification mises en jeu lors des trois sprints intermédiaires, le Luxembourgeois s'est offert le maillot or. On continue donc de se la jouer "à toi, à moi" chez US Postal. Suite à leur victoire dans le chrono par équipes samedi, les Postiers ont permis à Floyd Landis de goûter à la toison d'or, avant que Max Van Heeswijk ne prenne le relais et, donc, aujourd'hui, Joachim.
Pour les trois autres courageux du jour, il n'y aura pas de consolation. Ils ne pouvaient rien faire contre le vent, ni contre les efforts conjugués des équipes Kelme et Cofidis, qui ont véritablement lancé la poursuite dans le dernier tiers de l'étape. C'était plutôt bien vu de la part de ces deux formations puisque, à l'arrivée, sur le long faux-plat final, Alejandro Valverde (Kelme) allait devancer Stuart O'Grady (Cofidis).
Trop pentu pour les purs sprinters à la Petacchi, ce raidillon était en revanche taillé sur mesure pour Valverde. Le vice-champion du monde a laissé tout le monde sur place en démarrant à 200m de la ligne, pour s'imposer avec quasiment trois longueurs d'avance. Considéré par beaucoup comme le grand favori de cette 59e Vuelta, Valverde a largement accrédité cette thèse lundi.
Beloki a du mal
Reste qu'il n'est pas le seul à être en forme. A l'exception notable de Joseba Beloki, qui a perdu 30 secondes dans l'affaire, et donc la précarité de la condition se confirme jour après jour, voire de Landis, Sevilla et Zubeldia, qui ont lâché 15 secondes, tous les ténors étaient présents dans le premier groupe d'une vingtaine d'unités, qui a su éviter les cassures.
Mieux, Menchov (3e), Heras (5e), Garzelli (6e), Mancebo (7e), Cunego (9e) ou Vinokourov (11e) ont joué le jeu jusqu'au bout. Comme pour bien montrer à Valverde qu'ils ont bien reçu le message. Si la bagarre ne fait que commencer, les gros bras ont visiblement décidé de ne pas laisser passer la moindre occasion de s'expliquer. Qui s'en plaindra?
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