Vuelta 2025 | David Gaudu (Groupama-FDJ), se souvenir des belles choses
Eurosport sur GoogleSamedi, David Gaudu s'élancera pour une troisième Vuelta après deux très bonnes premières participations. En 2020, il avait crevé l'écran avec deux victoires d'étapes avant, en 2024, de réussir une troisième semaine de feu pour remonter au 6e rang final. Depuis, pas grand-chose n'a tourné rond et c'est de ça dont devra se souvenir l'homme de Groupama-FDJ pour croire en lui sur ce Tour d'Espagne.
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Que ce doit être difficile d'être David Gaudu depuis quelques années. Le coureur, pas l'homme, même si pour lui comme pour les autres, les deux sont intimement liés. Pour ce qu'il s'agit de l'homme, ils sont des centaines de millions, peut-être des milliards à être infiniment plus à plaindre que lui. Pour le coureur en revanche, le tri se fait bien plus précis et les galères se succédant aux galères, Gaudu remonte toujours un peu plus dans ce classement peu enviable. La Vuelta qui arrive est l'occasion de se souvenir de ces jours où le ciel était bleu.
Pour le reste, la météo du coureur de Groupama-FDJ, équipe dans laquelle il partagera le leadership avec Guillaume Martin-Guyonnet sur le Tour d'Espagne, affiche bien plus souvent des nuages qu'un grand soleil. Prenez la saison 2025 par exemple. Elle avait débuté sous la grosse chaleur du désert d'Oman où les conditions locales s'accordaient parfaitement avec celles du Breton, vainqueur d'une étape et d'Adam Yates, l'habituel lieutenant de Tadej Pogacar. Mais chez Gaudu, les courts moments d'accalmie préfigurent souvent d'une grosse averse, au mieux.
Aborder un grand tour sans certitudes, Gaudu commence à connaître
Il y eut un animal errant fin février, Tirreno--Adriatico et cette main fracturée mi-mars puis six semaines loin des courses avant la Romandie et un Giro gâché par une nouvelle blessure, vraiment pas jolie celle-ci, à la main. Avec le Breton, disait-on, c'est plutôt la pluie qui suit le beau temps que l'inverse. Depuis trois ans, sa carrière ressemble à une succession de hauts et de bas. Malheureusement pour lui, les seconds sont majoritaires, mais de l'Espagne à Oman, Gaudu avait pu croire que les soucis étaient derrière lui. Nous étions alors au carrefour des saisons 2024 et 2025, les deux dernières d'un contrat qu'il a depuis renouvelé.
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Aborder un grand tour sans certitudes, Gaudu commence à connaître. C'est une mauvaise habitude qui lui colle à la peau. Prenez le Giro 2025, le Tour ou la Vuelta 2024 et il faudrait entrer dans le détail pour trouver des différences dans l'approche. Puisqu'avec lui les saisons se suivent et se ressemblent, il arrive sur le dernier grand tour de la saison fort d'une 39e place sur un Tour de l'Ain elle-même précédé de pas grand-chose puisqu'il n'a pas couru pendant cinq semaines entre fin juin et début août. Une 39e place dans l'Ain vaut-elle mieux qu'une 65e sur le Tour, le résultat qui précédait sa Vuelta 2024 ?
Fort et heureux sur la Vuelta 2024
Pour autant, on n'avait plus vu David Gaudu aussi fort et aussi heureux depuis un long moment avant les trois semaines ibériques d'août et septembre 2024. Placé autour du Top 10 au général à l'aube de la dernière semaine, le coureur de Groupama-FDJ volait littéralement sur la fin de Vuelta, manquant de peu de s'offrir un succès d'étape à l'Alto de Moncalvillo (19e étape) et ratant le Top 5 final pour moins d'une minute à cause d'une faiblesse contre la montre qu'il n'a jamais gommée et qu'il ne gommera jamais.
L'espoir est là, dans cette Vuelta réussie alors que personne n'y croyait plus vraiment, y compris au sein de la Groupama-FDJ et de ses coéquipiers. Briller quand on ne l'attend plus tout à fait, David Gaudu sait le faire, tout comme il sait courber l'échine quand les contre-performances s'enchaînent et que le public lui tombe dessus. Le Tour d'Espagne se dispute loin des regards et c'est peut-être aussi ça qu'apprécie le Breton. Après tout, sa relation avec la foule n'a jamais été excellente et il en est probablement un peu responsable. Une bonne Vuelta et il se ferait plaisir à lui-même, ce qui est toujours le plus important, mais plus encore dans sa situation.
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