Vuelta 2025 – Joao Almeida a capitulé devant Jonas Vingegaard lors de la 20e étape : tout ça pour ça

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On attendait un énorme coup des UAE Emirates – XRG de Joao Almeida sur cette 20e étape, dernière chance dans la quête du Tour d’Espagne. La grande lessiveuse annoncée n’a finalement pas été fatale à Jonas Vingegaard (Visma | Lease a Bike). Au contraire, le Danois a gagné au sommet de la Bola del Mundo, devant un Almeida (5e) en difficulté. Le Portugais avait déjà capitulé.

Un doublé Vingegaard - Kuss malgré l'activité des UAE : le résumé de la 20e étape

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Une tendance semblait s’affermir autour d’une inversion des courbes. Contrebalançant la prétendue montée en puissance de Joao Almeida, Jonas Vingegaard devait payer pour de bon ses efforts du dernier Tour de France et les symptômes d’une maladie apparue dans la dernière semaine de la Vuelta. Toutes les cartes jetées sur le macadam couleur sable défoncé par la chaleur et l'altitude de la Bola del Mundo, UAE Emirates – XRG a perdu le pot, rattrapé par une stratégie monocorde et l’infériorité physique d’Almeida.
Les dix secondes chipées lors du contre-la-montre ont charrié une myriade de fantasmes autour d’un ultime acte montagneux synonyme de lutte à couteaux tirés. Ça, c’était sur le papier. Sur la route, on a bien vu les équipiers d’Almeida œuvrer toute la journée durant, imprimant un tempo infernal et tendant l’élastique d’un peloton prêt à rompre devant la moindre aspérité rencontrée. Les relais tranchants de Felix Grossschartner et Jay Vine devaient essorer la grappe, et pulvériser les pépins.

Plan prévisible et maladie : chronique d'un échec annoncé

Un plan prévisible, déjà déplié sur les pentes sulfureuses de l’Angliru, pour un si maigre butin (4 secondes de bonification). Espérer renverser le paletot rouge et ses 44 secondes de marge sur une montée moins dure relevait d’un vœu très pieux. Surtout si le corps affichait quelques signes de lassitude. "C’était super dur, j’étais vraiment à la limite sur toute l’étape, a analysé Almeida après l’étape. On a essayé, on n’avait rien à perdre. C’est comme ça. L’idée c’était d’aller le plus vite possible mais vous savez j’étais malade cette semaine, ce n’étaient pas les meilleures sensations."
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Almeida sans regrets : "Ce n'est pas trop mal de terminer derrière Jonas"

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À l’aune de la performance mitigée du Portugais, il n’est pas insensé de recouper les propos de l’intéressé avec une fin d’ascension mitigée. Insister avec la stratégie de la chenille infernale n’était sans doute pas le parti le plus évident à prendre. Mais que pouvait faire UAE ? Pas beaucoup plus sur cette 20e étape, tant la supériorité de Jonas Vingegaard a ébloui les ultimes flancs de la Bola del Mundo.

"Pas trop mal de terminer derrière lui" : Les contours d'une capitulation

"Pas de regrets non, on a fait ce qu’on pouvait, a répété le dauphin de Vingegaard. Félicitations à Jonas, il était très fort. Ce n’est pas trop mal de terminer derrière lui." Le discours policé teinté d’une capitulation tranche avec la communication optimiste égrenée pendant trois semaines par les pontes de la formation émiratie. Certes, on est loin des carreaux envoyés sur la Grande Boucle. Un changement de ton qui tient sans doute en partie de l’identité du leader. Malgré son dévouement et sa fidélité, Almeida ne s’arrogera jamais les mêmes prérogatives que celles du "monarque" Tadej Pogacar.
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Vingegaard et Almeida se tombent dans les bras après un "beau combat, respectueux"

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"C’est vrai que c’était une belle bagarre, a salué Almeida à Eurosport avant de s’offrir une franche accolade avec le futur vainqueur de l’épreuve. Tous les jours il y a eu son lot de surprises. J’ai essayé mais ce n’était juste pas possible de le battre. J’étais vraiment à la limite, j’ai quand même essayé, je n’avais rien à perdre. Chapeau à lui, il était le meilleur aujourd’hui." La formation UAE débarquait, elle, avec le meilleur effectif sur le papier, et la pièce montée de victoires n’éludera pas le vide sous la patine. Le collectif tant redouté n’a que trop rarement servi les intérêts du leader désigné. Il reste alors ce sentiment d’inachevé, déjà éprouvé cette année sur le Giro. Pour le mastodonte qu’est UAE, c’est déjà trop.
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