Les nerfs à vif

Dix ans mais aussi 2'38" au classement général du Giro les séparent. Et derrière les sourires de façade, la concurrence devient inévitable entre les deux équipiers de la Saeco, Damiano Cunego et Gilberto Simoni. Ce dernier, distancé par son cadet, n'a pou

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A quatre jours de l'arrivée à Milan, le Tour d'Italie s'apprête à vivre au rythme du duel entre les deux "amis" de chez Saeco. Après son coup d'éclat et sa prise de pouvoir lors de la 16e étape, mardi, Damiano Cunego vite tourné la page pour se consacrer à la suite du Giro, aux deux grandes étapes de montagne qui restent à surmonter vendredi et samedi. Dans l'après-midi, Cunego a répondu aux questions de la presse, à côté de Simoni. Il a essayé de couper court aux hypothèses, aux innombrables cas de figure qui peuvent se présenter dans les grands cols ("et si Simoni attaque ?" , etc): "Je ne veux pas échafauder des théories."
Le blond Véronais au physique de premier communiant a préféré revenir sur l'étape précédente conclue en sa faveur grâce à une attaque de grande envergure montée avec ses équipiers: "C'était la première journée éprouvante du Giro. Nous avons opéré de façon optimale." Avant de rendre hommage à Simoni: " Gibo est un grand capitaine." Interrogé sur la répartition des rôles pour les étapes suivantes, Cunego est resté prudent, voire évasif: "Le plus important, c'est qu'avec Gilberto, nous roulions ensemble. En course, Gibo est notre leader. Je suis près de lui."
"Le Giro n'est pas fini"
Quant aux étapes à venir, aux cols du Gavia, du Mortirolo et du Vivione qui doivent être franchis avant de rejoindre Milan, le champion du monde juniors 1999 a avoué sa méconnaissance du terrain sans paraître le moins du monde inquiet: "Chaque journée sera particulière. J'affronterai ces grandes montagnes tranquillement. J'ai avec moi une grosse équipe." Assis à côté de celui que la presse italienne surnomme déjà le serpent, en référence à une chanson de Jim Morrison qui est l'une des idoles de Cunego, Simoni n'a pas abdiqué ouvertement.
"Le Giro n'est pas fini", a déclaré d'entrée de jeu le double vainqueur de l'épreuve qui a tardé à répondre à la question d'une possible attaque de sa part dans les prochains jours. Après un long silence, le grimpeur trentin a fini par dire: "Dans des journées aussi difficiles que celles qui nous attendent, c'est difficile de programmer quelque chose à l'avance." Simoni, élogieux envers Cunego ("tout laisse à penser que c'est un grand coureur"), a assuré qu'il avait fait des choix dans l'étape de Falzes, en fonction du danger que représentaient les adversaires.
S'il a reconnu avoir perdu un peu de brio après sa chute samedi dernier dans le contre-la-montre de Trieste, il a assuré être en très bonne condition. En filigrane, il est apparu convaincu de pouvoir améliorer sa quatrième place actuelle au classement. Pour Saeco, se profile la possibilité d'un doublé en cas de scénario favorable. Mais son responsable, Claudio Corti, a refusé de chanter déjà victoire: "Pour notre équipe, la journée de Falzes a été épique. Mais il y a encore quatre étapes, dont deux très difficiles. Ce n'est pas encore gagné, je l'ai dit aux coureurs ."
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