Descente sur le Giro

Des équipes du Giro ont reçu mercredi la visite de la brigade des finances dans le cadre d'une enquête sur un trafic de produits dopants. Sept à huit coureurs ont été concernés par cette opération qui a débuté dès 04h30, dans des hôtels de Falzes, où le T

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Crédit: Eurosport

La perquisition a notamment touché l'équipe Saeco du maillot rose Damiano Cunego.par le biais de deux équipiers, Eddy Mazzoleni (qui partage sa chambre avec Cunego) et Alessandro Spezialetti. Les hommes de la brigade financière, qui sont repartis à 07h30, n'ont rien saisi, selon les responsables de l'équipe italienne.
"J'ai signé un procès-verbal sur lequel les carabiniers ont mentionné qu'ils n'avaient rien trouvé", a déclaré Claudio Corti, manageur de la formation italienne, le premier à avoir été réveillé par les enquêteurs.A la même heure, la chambre de Giuseppe Muraglia (Pinzolo) a été également visitée par les hommes de la NAS de Rome qui ont également inspecté le contenu d'un véhicule.
138 personnes soupçonnées
L'opération a concerné aussi les équipes Domina Vacanze (Alessio Galletti et Mario Scirea), Caldirola (Simone Masciarelli), Acqua e Sapone (Ruggero Marzoli). Le lien entre les coureurs ayant fait l'objet des perquisitions serait le Dr Santuccione, préparateur connu dans le milieu du cyclisme et qui figure parmi les principaux suspects dans cette enquête ouverte au début de l'automne 2003 par le Parquet de Rome et conduite par le procureur adjoint Paolo Ferraro.
Le chef d'accusation est "importation clandestine depuis des pays étrangers et recel de spécialités médicales provenant de structures sanitaires publiques". Quelque 138 personnes (sportifs professionnels et amateurs, médecins et autres personnels) sont soupçonnés, à des degrés divers, "d'association de délinquants à des fins de commerce de substances dopantes" ou de délits moins graves.
Le Tour d'Italie a été marqué ces dernières années par divers scandales liés au dopage. Principalement depuis la mise hors course en 1999 de l'Italien Marco Pantani (décédé d'une surdose de cocaïne en février dernier), à la veille de l'arrivée de la course qu'il était en passe de gagner. Deux ans plus tard, à Sanremo, un "maxi-blitz" -dans le cadre d'une enquête qui n'est toujours pas jugée- a balayé le Giro jusqu'à provoquer l'annulation d'une étape. En 2002, deux des favoris (Simoni, blanchi par la suite, et Garzelli) ont été contraints de se retirer de la course après des contrôles antidopages positifs.
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