La dernière marche

Dernière étape de montagne sur le Tour d'Italie samedi, à la veille de l'arrivée à Milan, avec un programme dantesque, dont le Mortirolo. Solide maillot rose, Damiano Cunego tient son exploit. Son nouveau succès vendredi au sommet de Bormio a confirmé sa

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Crédit: Eurosport

C'est la lutte finale et elle promet d'être terrible. L'avant-dernière étape du Tour d'Italie devrait une fois encore mettre les organismes à l'épreuve, avec les ascensions successives du terrifiant Mortirolo, du Passo del Vivione et de Presolana. Mais dans le peloton et parmi les suiveurs, tout le monde s'accorde à penser que Damiano Cunego conservera son maillot rose jusqu'au bout. Parce que le jeune Italien, malgré ses 22 ans, est le patron incontestable de ce 87e Giro. Sa victoire à Bormio, vendredi, l'a encore confirmé.
Revenant sur cette journée de gloire, le maillot rose a appliqué les consignes d'équipe à la lettre. "Il était convenu que ce soit moi qui tente de gagner si nous arrivions dans un petit groupe. Gilberto a attaqué dans la montée pour se rapprocher au classement général. Je ne lui ai pas couru après, j'ai fait mon travail en restant dans les roues", raconte le Véronais. Mais Simoni, incapable de creuser le moindre écart, a dû se rendre à l'évidence. Cunego est plus fort que lui.
"Une expérience fantastique"
Vexé par cette réalité, le tenant du titre n'a pas souhaité s'exprimer vendredi. "Après l'arrivée, on ne s'est pas vraiment parlé. Vous me dites qu'il est fâché mais, après une étape, on est souvent nerveux" reprend Cunego, toujours aussi diplomate. Pour la première fois, Claudio Corti, le manager de l'équipe Saeco, note de son côté que la course a établi sa hiérarchie: "Gilberto a eu sa chance pour attaquer. Il n'a pas réussi. Maintenant, il faut se rendre à l'évidence. Damiano a les cartes en main pour gagner le Giro."
Avant de savourer son triomphe, li lui reste cependant à franchir sans encombre les derniers sommets, à commencer par le Mortirolo. Une terrible montée de 12 kilomètres avec une pente moyenne dépassant les 10%. Après quatre kilomètres, la partie intermédiaire de l'ascension présente même une pente de 12,5% en moyenne pendant plus de six kilomètres ! Le Vivione n'est pas mal non plus, avec 20 bornes de calvaire dont les cinq dernières à plus de 9%.
Prudent jusqu'au bout, Cunego redoute davantage cette pénultième journée que la précédente. "La prochaine étape est encore très difficile. Les pourcentages sont plus durs que vendredi. Le Gavia a opéré une sélection, mais la dernière montée était plus facile" estime le maillot rose. Mais à moins d'une défaillance à laquelle plus personne ne croit, pas même Simoni, Cunego ira au bout. "Pour moi, c'est une expérience fantastique", savoure l'Italien.
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