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"Difficile à croire"
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Publié 24/05/2004 à 11:00 GMT+2
Presque incrédule devant ses propres exploits, Alessandro Petacchi est surtout heureux d'avoir égalé le record de son idole de jeunesse, Giuseppe Saronni. Et ce n'est peut-être pas fini. S'il s'impose lundi, lors de la dernière étape de transition avant l
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Cette septième victoire, Alessandro Petacchi a bien failli ne pas l'accrocher dimanche. Peut-être est-ce l'air croate, mais toujours est-il que l'atmosphère était un poil plus électrique qu'à l'accoutumée dans le final. "Derrière moi, c'était la confusion. Un coureur a touché mon dérailleur et je n'ai pas pu changer de vitesse dans le dernier kilomètre", raconte celui qui est désormais l'égal de Maertens, De Vlaeminck et Saronni. "Heureusement, l'équipe a fait un travail remarquable."
Battu une seule fois à la régulière depuis le départ, Petacchi s'est retrouvé en tête à tête avec son unique bourreau, l'Américain Fred Rodriguez. "Dans le dernier virage, tout était fait, j'ai fait l'effort quand j'ai senti que Rodriguez allait lancer son sprint" reprend-il. Un coup de rein salutaire, celui qui le fait basculer dans l'histoire. "Sept victoires, c'est difficile d'y croire. Egaler Saronni, qui était une idole pour moi, c'est quelque chose d'incroyable" confie le sprinter de La Spezia.
"L'équipe est fatiguée"
Beppe Saronni n'a pas manqué de saluer la performance de son cadet. "Bravo à Petacchi. Ce qu'il a fait est énorme", relève le manager de l'équipe Lampre, qui n'a toutefois pas manqué de lui rappeler devait maintenant songer à gagner aussi des classiques, des grandes courses d'un jour, pour élargir son palmarès. Le coup était passé près sur Milan-San remo, en mars, et plus encore lors de Paris-Tours à l'automne dernier. Mais avec son septuplé, Petacchi a déjà sa place dans le gotha.
Lundi soir, s'il a conservé suffisamment de forces et d'influx, il sera même peut-être devant Saronni et tous les autres. "Il reste deux arrivées au sprint possibles encore, lundi et dimanche prochain. Mais la prochaine étape est longue et l'équipe commence à être fatiguée après avoir autant travaillé. Nous avons rempli notre contrat et si d'autres équipes ne veulent pas aider à contrôler la course, nous ne pourrons pas tout faire", prévient-il. Compte tenu de sa supériorité, il a toutefois peu de chances d'être entendu.
Son autre défi serait de rallier l'arrivée à Milan. On lui a beaucoup reproché sa sortie par la petite porte sur le dernier Tour de France. Il ne l'a pas oublié. "La montagne est proche et il faut songer à s'économiser même si je ne crains pas spécialement les grands cols que je monte à mon rythme. Je n'ai abandonné que deux fois dans la montagne" rappelle-t-il, comme pour prouver qu'il ne sait pas seulement gagner, mais qu'il peut aussi souffrir.
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