Tonkov a de beaux restes

Vainqueur de l'épreuve en 1996, Pavel Tonkov a remporté jeudi la 17e étape du Tour d'Italie à Fondo Sarnonico. Le Russe prouve qu'à 35 ans, il reste capable de coups d'éclats ponctuels. L'Italien Damiano Cunego (Saeco) conserve le maillot rose de leader,

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Crédit: Eurosport

Après une journée de repos salutaire, les rescapés du Giro ont repris la route jeudi. Mais avant les deux terribles étapes de vendredi et samedi, où le Tour d'Italie va se jouer sur les pentes du Gavia puis du Mortirolo, les favoris ont observé une sorte de trêve, même si Stefano Garzelli a tenté de secouer tout le monde avant de rentrer rapidement dans le rang. L'occasion était donc belle pour des coureurs un peu plus en retrait au général de se mettre en évidence. Pavel Tonkov n'a pas laissé passer cette chance.
Au fil des ans, le Russe a tissé des liens privilégiés avec le Giro, qu'il a notamment remporté en 1996 et dont il peut être considéré comme un véritable spécialiste. Septième en 1992, sixième en 1995, cinquième en 1993, 2000 et 2002, quatrième en 1994 et 1999, deuxième en 1997 et 1998, il y a toujours brillé, sauf peut-être l'an dernier, où il s'était retiré anonymement lors de la 14e étape. Enterré au sein de la modeste équipe polonaise CSC, Tonkov donnait alors le sentiment de ne plus avoir d'avenir. Jeudi, il a prouvé le contraire.
Figueras s'effondre
Désormais coéquipier de Stefano Garzelli chez Vini Caldirola, Tonkov a retrouvé ses jambes de 20 sur les pentes du Passo della Mendola, seul ascension répertoriée de la journée, classée en deuxième catégorie. Revenu peu avant le sommet sur Alessandro Bertolini, le Russe a ensuite décroché son compagnon d'échappée dans les 20 derniers kilomètres, dès que la pente s'est à nouveau élevée. Profitant de la relative mansuétude des Saeco, Tonkov est allé cueillir la huitième victoire d'étape de sa carrière sur le Giro. Non sans se laisser aller à un geste douteux sur la ligne, à la limite du bras d'honneur. "J'ai fait ce geste parce que plus personne ne croyait en moi et je ne coris plus en personne" a -t-il expliqué.
Les positions entre les principaux prétendants demeurent inchangées au général avant la lutte finale des deux prochains jours. Cunego a bien essayé de jouer la troisième place et les huit secondes de bonification qui allaient avec, mais la nouvelle icône italienne a été coiffée par Bradley McGee. Ce dernier profite d'ailleurs de la déroute de Giuliano Fugueras, arrivé dans le gruppetto, pour se hisser à la cinquième place. C'est toujours ça de pris.
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