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Après un début de Giro difficile, Alessandro Petacchi (Fassa Bortolo) a parfaitement rectifié le tir en enlevant quatre étapes. Certes, c'est nettement moins bien que sa razzia de l'an passé, mais le sprinter de La Spezia se montre plus que satisfait. Il

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Alessandro Petacchi n'est pas du genre à passer à côté de ses rendez-vous. En 2005, le meilleur sprinter de la planète s'était fixé trois objectifs: Milan-San Remo, le Tour d'Italie et les Mondiaux sur route. Superbe vainqueur de la Primavera en mars, la vedette de la Fassa Bortolo sort du Giro avec quatre étapes en poche. C'est nettement moins bien que l'an dernier (neuf succès) et un ton en dessous de son score de 2003 (six victoires), mais le bilan demeure largement positif.
Dominé en première semaine par Robbie McEwen, Petacchi a fait le plein lors des deux suivantes, profitant notamment de l'abandon de la plupart de ses rivaux sitôt la montagne venue. " Cette année, c'était un Giro 'durissimo' avec des longues étapes, le plus dur de ces dernières années. Je ressens la fatigue dans les jambes", confiait-il dimanche à l'arrivée à Milan, après avoir dominé Zabel. "Erik m'a félicité après l'arrivée. Entre nous, il y a une grande estime", ajoute l'Italien.
Impasse sur le Tour
Avec désormais 20 victoires au compteur en 2005, Petacchi peut dresser un bilan largement satisfaisant de sa première moitié de saison. "J'ai passé un hiver de travail intense pour préparer Milan-Sanremo et j'ai été présent au rendez-vous, rappelle-t-il. Ensuite, j'ai pris un petit peu de repos et j'ai couru le Tour d'Aragon et le Tour de Romandie dans la perspective du Giro. Ici, tout s'est passé comme je l'attendais".
Fidèle au programme qu'il s'était fixé, le Transalpin va maintenant effectuer une coupure de près de deux mois, renonçant ainsi au Tour de France. "Le Tour est une course qu'il faut bien préparer. Je ne veux pas y aller et rentrer à la maison au bout d'une semaine. Je préfère faire un arrêt plus long pour récupérer ", explique Petacchi, qui avait dès le mois de janvier laissé entendre qu'il ne disputerait pas la Grande Boucle.
Objectif Mondial
On le reverra en revanche sur la Vuelta, en septembre, mais dans un seul but: préparer les Championnats du monde, à Madrid, troisième focus de sa saison. Pas le moins important. Sur un circuit favorable aux sprinters, Petacchi sait qu'il n'aura sans doute jamais une opportunité aussi grande de se parer du maillot arc-en-ciel. Il rêve déjà d'un scénario similaire à celui de 2002, lorsque Mario Cipollini avait été sacré, avec une équipe d'Italie entièrement dévouée à sa cause.
"J'ai parlé avec Franco Ballerini (NDRL: le sélectionneur italien). Il veut faire une équipe type Zolder", confie Petacchi, qui salive depuis qu'il a découvert le tracé. Il lui reste cinq mois pour préparer son objectif et répondre présent, une fois de plus. D'ici là, il devrait également en apprendre davantage sur son avenir personnel, lié à celui de la Fassa Bortolo, en instance de rachat. "Pour l'avenir de l'équipe, on devrait en savoir plus dans les jours prochains", note simplement le Maestro. A vrai dire, on ne se fait pas de souci pour lui. Même en cas de disparition de sa formation, les propositions ne devraient pas manquer...
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