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Ullrich: "Incroyable"
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Publié 18/05/2006 à 20:45 GMT+2
Vainqueur du contre-la-montre de Pontedera jeudi, Jan Ullrich était le premier surpris de sa performance, d'autant que l'Allemand s'estime encore assez loin de son meilleur niveau. Fort de cette marge de progression conséquente, il regarde l'avenir avec u
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Crédit: Eurosport
Jan Ullrich a désormais signé au moins une victoire sur chacun des trois grands Tours. Même Lance Armstrong ne peut en dire autant... La saison du plus grand coureur allemand de l'histoire a peut-être véritablement débuté jeudi autour de Pise. Sous un soleil comme il les aime, et sur un tracé comme il les adore, tout plat et tout droit, il a pu donner sa pleine mesure. Quoi qu'il arrive d'ici l'arrivée à Milan dans dix jours, Ullrich a d'ores et déjà réussi son Giro. On l'avait rarement vu aussi performant sur une si longue distance avec seulement 15 jours de course dans les jambes.
Prometteur, forcément prometteur. Faut-il s'en étonner? Oui, si on en croit l'intéressé, visiblement bluffé par sa performance. "Franchement, cette victoire est quelque chose d'incroyable! Je ne pensais pas gagner. Pour moi, le favori était Ivan Basso", assure Ullrich, qui a finalement devancé le maillot rose italien de 28 secondes sur la ligne d'arrivée. "J'ai tout de suite vu que j'étais dans un bon jour, ajoute-t-il. Le parcours était idéal pour moi, plat et avec très peu de courbes. "
Il progresse de jour en jour
Ce n'est pourtant qu'au premier pointage intermédiaire que le natif de Rostock a compris qu'il pourrait jouer la gagne. Parti un peu dans l'inconnu, Jan the Man était crédité après 14 kilomètres du deuxième chrono, à six secondes du Belge Marc Wauters, parti bien avant lui, et qui avait bénéficié de conditions plus favorables encore au niveau du vent. "Quand j'ai eu connaissance des temps intermédiaires, j'y suis allé à fond", confie Ullrich, auteur d'un gros parcours retour, même s'il concéda du temps à Basso dans cette partie. Mais l'Italien, piégé par le vent de face au départ, avait pris trop de retard.
"Jan a réalisé une énorme seconde moitié de chrono. C'est ce que nous avions prévu. Il devait lâcher les chevaux avec le vent dans le dos", confirme Rudy Pevenage, le directeur sportif de l'équipe T-Mobile et mentor d'Ullrich. Ce succès confirme en tout cas que l'Allemand est dans le vrai. Le mollet beaucoup plus saillant qu'à la fin du mois d'avril lors du Tour de Romandie, où il avait repris la compétition, il progresse de jour en jour. Pevenage n'a d'ailleurs jamais douté de son poulain, et ce début de Giro l'a conforté: "Quand j'ai vu la manière dont il travaillait sur les premières étapes, j'ai su que Jan était sur de bons rails ".
"Sur la bonne voie"
Venu avec un plan de travail bien précis à Seraing au départ de ce Tour d'Italie, Ullrich le respecte à la lettre. Tout se passe comme prévu. C'est suffisamment rare pour être souligné, car l'Allemand nous a plus souvent habitués aux contretemps qu'aux lignes droites dans son mode de préparation. Cette fois, il ne se départit pas de la route tracée. Il voulait faire le chrono par équipes à bloc. Il l'a fait, et plutôt bien. Il voulait se tester dans le premier col samedi. Mission encore accomplie. Ce premier chrono constituait son gros objectif du mois de mai. Il l'achève sur une victoire.
Jusqu'ici, tout va donc pour le mieux. "Je ne suis pas encore à 100% de ma condition, rappelle-il malgré sa victoire. Cela veut dire que je suis sur la bonne voie pour le Tour." Et maintenant? La meilleure solution pour le grand Jan est sans doute de ne rien changer à son approche. "Je vais continuer le Giro dans le même état d'esprit, en me testant me tester dans certaines étapes de montagne, et en me contentant de suivre le 'gruppetto' dans d'autres", précise-t-il. Physiquement, il n'a effectivement pas les moyens de se mêler à la bagarre pour le général. 44e du général, Ullrich redeviendra dans les prochains jours un anonyme dans le peloton. Ça lui va très bien...
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