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Casar n'a pas tout perdu
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Publié 21/05/2006 à 19:00 GMT+2
Présent dans la bonne échappée du jour, Sandy Casar (Française des Jeux) a laissé filer la victoire d'étape, qui est finalement revenu au Colombien Luis Felipe Laverde (Panaria) dimanche. Mais le Français n'a pas tout perdu, puisqu'il se hisse à la 6e pla
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Crédit: Eurosport
Dans exactement une semaine, Ivan Basso saura s'il a remporté le premier grand Tour de sa carrière. Quoi qu'il advienne dans les jours à venir, on sait déjà que ce n'est pas lors de la 14e étape qu'il aura gagné, ou perdu ce Giro. Après l'éreintante montée du San Carlo, dans le froid et sous la pluie, et avant le dantesque programme de la dernière semaine, terrifiante avec ses quatre arrivées en altitude, les favoris ont escamoté la sortie dominicale. Une paix des braves qui a visiblement satisfait tout le monde.
Avec deux cols de première catégorie au menu, il y avait pourtant sans doute de quoi faire. Mais le sommet du col du Simplon, dernière difficulté du jour, était situé trop loin de l'arrivée (près de 50 kilomètres), pour engendrer une offensive d'envergure. Le maillot rose a donc passé une journée bien tranquille, calé dans la roue de ses équipiers de la CSC. Nul doute qu'il sera davantage sollicité par ses rivaux dès mardi, sur les pentes du Monte Bondone, puis sur celles de l'extravagant Plan de Corones, le lendemain.
Le peloton au repos
C'était donc le bon jour pour prendre la fuite. 11 hommes ont senti le bon coup, lancé à deux kilomètres du sommet du col du Grand Saint-Bernard, soit à près de 200 bornes de l'arrivée. Parmi eux, un vainqueur d'étape en début de Giro, l'Allemand Stefan Schumacher, les Italiens de service (Tiralongo, Baliani, Illiano), deux Suisses de la Phonak (Tschopp et Zampieri), deux Colombiens (Parra, Laverde) et autant d'Espagnols (Perez Sanchez et Flores). Sans oublier un représentant français, Sandy Casar, le mieux placé de la bande au général.
Ce groupe a bénéficié aussitôt des largesses d'un peloton au repos, bien décidé à musarder. Au sommet du Simplon, avec 9'30" de marge, l'affaire était dans le sac. Restait à désigner un vainqueur. On aurait aimé que Sandy Casar imite Christophe Le Mével, lauréat d'une étape l'an dernier sur le Giro. Après ses déboires sur le dernier Tour de France, où il échoua par deux fois à la pire place, la deuxième, le Francilien se voyait là offrir une opportunité en or. Malheureusement, ce n'était pas encore son jour. Manque de fraicheur, ou de vigilance, le protégé de Marc Madiot est passé à côté.
Laverde opportuniste
Après avoir sauté à deux reprises sur Ivan Parra, qu'il n'avait manifestement pas envie de laisser filer, Casar oublia de prendre Luis Laverde et Francisco Perez Sanchez en chasse. A cinq kilomètres du but, le Colombien et l'Espagnol venaient de faire la différence. Le premier, malin, prit un minimum de relais avant de régler son adversaire au sprint. A 26 ans, Laverde signe seulement son deuxième succès chez les pros, après une victoire d'étape sur la Semaine Lombarde, en 2003. Il confirme aussi les bonnes habitudes prises par la petite formation Panaria sur le Giro ces dernières années.
Dommage, donc, pour Sandy Casar. Par rapport aux neuf autres battus de l'échappée, il a au moins obtenu un lot de consolation. En reprenant plus de 7'30" au peloton, il grimpe de 15 places au classement général. 21e au départ, le voilà installé au 6e rang. Il s'en est même fallu d'une seconde pour qu'il ne devance Gilberto Simoni, et intègre ainsi le Top 5. Un Français 6e du Giro à une semaine de l'arrivée, ce n'est pas si fréquent. Mais quelque chose nous dit qu'il aurait volontiers échangé ce joli rapproché pour un bouquet sur le podium...
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