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"Beaucoup de bonheur"
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Publié 27/05/2008 à 11:15 GMT+2
Après le jaune, le rose. Alberto Contador savoure sa prise de pouvoir sur le Giro et avoue prendre beaucoup de plaisir en Italie. Mais à cinq jours de l'arrivée, l'Espagnol, à la fois confiant et prudent, refuse de se mettre la moindre pression.
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Comment jugez-vous votre Giro jusqu'ici?
Alberto CONTADOR: Je dirais que c'est une course un peu étrange, parce que je suis arrivé ici un peu par hasard. Depuis le départ, je vis au jour le jour. Il y a eu des étapes où j'ai cru que j'allais abandonner, mais je me suis senti de mieux en mieux au fil des jours et surtout, je n'avais pas la moindre pression.
On vous sent tranquille...
A.C. : Oui, je dors très bien, je ne suis pas du tout nerveux, même avant nu contre-la-montre. C'est aussi pour cela que cette course me semble étrange, car même sur une course d'une semaine, généralement, je suis très nerveux avant un chrono. Là, non. Je pense que c'est grâce à cette absence de pression que tout se passe si bien pour le moment. C'est la clé du succès.
Après le chrono de lundi, comment voyez-vous la suite?
A.C. : D'abord, de la récupération. Je vais profiter de la journée de repos pour bien récupérer et ensuite nous verrons comment se déroulent les cinq derniers jours. Il y a deux étapes qui ne devraient pas poser de problèmes, où il faudra simplement contrôler. Ensuite, il y aura deux nouvelles étapes de montagne. La première, avec l'arrivée au sommet, pourrait ne pas provoquer de gros écarts. Le lendemain, avec le Mortirolo, ce sera très dur. Ça va bagarrer dès le début. Pour finir, le contre-la-montre pourrait m'avantager par rapport à certains de mes rivaux. Je pourrais leur reprendre du temps.
Qui sont vos plus dangereux adversaires désormais?
A.C. : Ricco et Simoni.
Pour les maîtriser, vous aurez besoin d'une équipe solide. Où en sont vos équipiers?
A.C. : L'équipe est bien. Tout le monde est très motivé et prêt à travailler pour la victoire. Avoir des compagnons comme Klöden ou Leipheimer, c'est une garantie, ça me donne une grande confiance. Je sais qu'ils m'aideront, ils ont d'ailleurs effectué le contre-la-montre sans forcer lundi. C'est un signe qu'ils pensent à l'équipe.
Que ressentez-vous à porter ce maillot rose sur vos épaules?
A.C. : Je vis cette expérience avec beaucoup de bonheur. Je reçois des marques d'affection de la part des gens et pour moi l'accueil du public italien fut une agréable surprise. Je n'avais pas prévu de disputer le Giro, mais je suis vraiment heureux d'être là. Que je gagne ou non, ça restera comme un très bon moment.
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