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"Les forces sont égales"
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Publié 26/05/2008 à 12:30 GMT+2
Les deux premières journées dans les Dolomites n'ont pas donné lieu à la bataille attendue entre ténors, mais elles auront au moins permis de limiter le contingent des favoris à six unités. Alberto Contador en est le nouveau chef de file, mais il n'a que
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Les amateurs de suspense en ont pour leurs frais dans ce Giro. A une semaine de Milan et après les deux premiers jours dans les Dolomites, rien n'est fait pour la victoire. Six favoris se tiennent en moins de 1'30" et peuvent encore tous prétendre à la victoire. A leur tête depuis le Passo Fedaia, Alberto Contador. Leader un peu malgré lui tant l'Espagnol n'a pas survolé les Dolomites ni même paru en mesure de le faire. Favori annoncé, il est pourtant bien présent et en rose. "C'est très bien. Je crois que c'est le bon moment pour être en rose, se félicite le leader Astana. Ce maillot est un vrai cadeau."
Et voilà une situation qui ne devrait plaire qu'à moitié à Riccardo Ricco qui avait accusé Contador en début de Giro de "bluffer son monde" sur son état de forme."Je suis parti dans l'inconnu, comme je l'ai dit au début. Peu à peu, les sensations se sont améliorées, se défend l'Espagnol. J'ai reçu beaucoup d'encouragements de la part du public. Aujourd'hui, j'apprécie d'autant plus ce maillot que je ne m'étais pas préparé pour le Giro." Tout aurait pourtant pu mal se passer en montagne dimanche. "J'ai eu un moment difficile dans le passo Giau. Quand Ricco, Di Luca et Menchov sont partis, j'ai bien cru que le maillot rose disparaissait avec eux, reconnaissait-il à l'arrivée. Dans le final, j'ai été perturbé par un problème à la roue arrière, à cause d'un rayon cassé. J'ai préféré continuer, ne pas changer de vélo." Il arrive après ses rivaux au sommet, mais reste devant au général.
Ricco, le plus fort?
Et que dire de Ricco justement? Dominateur en début de Giro où il signa deux victoires d'étape, l'Italien a accusé le coup par la suite, victime d'un début de rhume qui l'a affaibli. Et pourtant, sur les pentes du Passo Fedaia, c'est bien lui qui a semblé le plus fort. "J'ai tenu parole. J'avais promis d'attaquer. Je reprends un peu de temps, se targuait le leader de Saunier Duval à l'arrivée. Du temps? Une poignée de secondes faiblarde par rapport à l'impression d'aisance laissée par le natif de Sassuolo dans le Fedaia. La faute sans doute à une trop grande prudence, lui pourtant si impulsif dans ses propos. "Le plus costaud? Je dirais Ricco. Il a montré qu'il était en forme", lâche Alberto Contador sur son dauphin pour 33 secondes. La question se pose aussi de savoir qui pourra bien épauler Ricco s'il prend les commandes. Il a perdu dans la 15e étape son principal soutien en la personne de Leonardo Piepoli. Victime d'une chute, le grimpeur de Saunier Duval a été contraint à l'abandon. Faute d'escouade capable de mener la danse, Ricco doit sans doute attendre le plus tard possible pour se parer de rose. "Si je n'étais pas tombé dans le contre-la-montre d'Urbino, je serais ce soir en rose", martèle-t-il cependant.
Restent alors Di Luca et Simoni. Les LPR ont longtemps mené le peloton ces derniers jours, même si le vainqueur 2007 a paru moins fringant qu'auparavant. "Je n'ai pas la même forme que l'an dernier, reconnaît le Tueur. Cette année, c'est serré. Je lutterai jusqu'au bout. C'est à Milan qu'on saura." Di Luca a cependant un avantage sur certains rivaux: son équipe est encore au complet et affûtée, même si Bosisio et Savoldelli ont flanché en montagne. Même situation pour les Diquigiovanni où les huit coéquipiers de Simoni ont souvent travaillé en tête du peloton, notamment samedi sans que personne ne vienne les relayer. Le double lauréat du Giro avait d'ailleurs traité ses rivaux de "brebis" et regretté le manque d'audace de postulants au sacre. Bien à l'aise dans le contre-la-montre d'Urbino, sans doute encore mieux au Plan des Corones, le Trentinois pourrait grappiller du temps à Ricco et Di Luca lundi et se rapprocher du Graal.
Maillot rose sur les épaules, Contador sait que ce sera dur de réaliser le doublé Tour-Giro: "Il n'y a pas eu beaucoup de différences. Les forces sont égales et j'espère que ça continuera ainsi. Je serai attentif aussi aux autres, à Di Luca, Menchov, Bruseghin, Simoni". Avec des écarts minces, le chrono de Plan de Corones pourrait redistribuer les cartes avant la journée de repos. La dernière journée en montagne vendredi également. A moins que tout ne se joue, dimanche à Milan où le Giro se bouclera inhabituellement par un contre-la-montre. "Cela ne me gênerait pas", lâche Contador serein.
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