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Où en est Kloeden?
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Publié 24/05/2005 à 18:00 GMT+2
Invisible depuis son abandon sur la Flèche Wallonne voilà un mois, Andreas Kloeden (T-Mobile) effectue sa rentrée mercredi, à domicile, lors du Tour de Bavière. Une épreuve qui doit marquer le début de sa préparation pour le Tour de France. A l'image d'Ul
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Crédit: Eurosport
A 40 jours du départ du Tour de France, chacun va devoir abattre progressivement ses cartes. Jusqu'ici, les principaux ténors se sont montrés bien discrets. L'école Armstrong a fait des émules. Auteur d'un début de saison pour le moins discret, et c'est un euphémisme (aucune victoire, pas même une place d'honneur), Andreas Kloeden retrouve le peloton à l'occasion du Tour de Bavière, à partir de mercredi.
Il y a un an, le coureur de l'équipe T-Mobile avait pris la deuxième place de cette épreuve, un résultat qui avait servi de catalyseur avant un été particulièrement prolifique, puisqu'il avait été sacré champion d'Allemagne, avant de s'installer dans le fauteuil de dauphin de Lance Armstrong sur le Tour de France. Mais de son propre aveu, il ne faut pas trop attendre de lui cette semaine. "Je n'ai aucune ambition pour le classement général, assure-t-il sur le site officiel de l'équipe T-Mobile. Je veux simplement accumuler des kilomètres dans les jambes, travailler mon endurance et ma puissance".
"De quoi être satisfait"
Le rendez-vous bavarois constitue à ce titre un test important pour Kloeden, apparu très en retard le mois dernier, au point de faire l'impasse sur Liège-Bastogne-Liège, quatre jours après un piteux abandon dans la Flèche Wallonne. "Je suis vraiment déçu. J'ai énormément travaillé et je n'arrive pas à comprendre pourquoi cela ne se traduit pas en compétition", confiait alors le natif de Mittwelda.
Un mois plus tard, a-t-il vraiment avancé? Lui veut le croire."Si je compare mon niveau actuel avec ce qu'il était en avril, j'ai de quoi être satisfait", jure Kloeden, qui tenait toutefois sensiblement le même discours au début du printemps. "Je me sens bien et je progresse à chaque sortie, en mettant un peu plus d'intensité chaque jour à l'entraînement. Bien sûr, je suis encore loin de mon pic de forme. Je sais que mes performances ne vont pas s'améliorer brusquement pendant la nuit".
Toujours dans l'ombre
Comme il a pu le vérifier dans les Ardennes, où il était donc tombé de haut, les repères de l'entraînement, aussi rassurants soient-ils, ne pèsent pas lourd à côté des réalités de la compétition. Quand on lui parle du Tour de France, Kloeden avoue ses difficultés à se situer. "C'est difficile à dire, concède-t-il. Une étape après l'autre. Pour l'instant, je suis content de la manière dont les choses se déroulent". Il en saura à l'évidence plus en Bavière, mais les comparaisons avec son niveau de 2004 à la même période ne plaident pas en sa faveur. Pour le moment en tout cas.
Sans trop y croire, le champion d'Allemagne glisse que si les sensations sont bonnes, il sera prêt à jouer sa carte. Mais chez T-Mobile, on compte davantage sur Alexandre Vinokourov, nettement plus affûté. Toujours dans l'ombre de Vino et surtout d'Ullrich, Kloeden bénéficie d'une certaine tranquillité au sein de l'équipe allemande, que sa deuxième place sur la dernière Grande Boucle n'a pas vraiment bouleversée. C'est à la fois sa chance et sa limite. On aimerait le voir un poil plus ambitieux, mais à bientôt 30 ans, peu de chance que le bonhomme se mette à changer.
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