La promesse d'Ullrich

Pour la cinquième fois de sa carrière, Jan Ullrich a terminé deuxième du Tour de France. Mais cette fois, ce résultat constitue bel et bien une grande réussite et non un échec. A 29 ans, l'Allemand a retrouvé plaisir, confiance et ambition. Il le promet,

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Crédit: Eurosport

C'est le paradoxe de ce Tour de France. A l'heure où Lance Armstrong a écrit l'histoire en décrochant une cinquième victoire qui fait de lui l'égal des plus grands, l'évènement majeur de cette édition du centenaire a été sans doute été créé par Jan Ullrich. Le retour au premier plan de l'Allemand a dépassé toutes les espérances, y compris les siennes. Pour la première fois de sa carrière, il est parvenu à déstabiliser son rival américain sur le Tour.
Ullrich a caressé l'espoir un peu fou de renouer avec le maillot jaune. Il ne l'aura finalement qu'effleuré, sans jamais l'endosser. Sur son site internet, le coureur de la Bianchi avoue avoir compris dès samedi matin qu'il ne gagnerait pas le Tour. "Quand j'ai tiré les rideaux et que j'ai vu la pluie, j'ai su que je ne pourrais pas combler mon retard sur Armstrong. Mais je voulais tout de même gagner l'étape. Sans ma chute, je crois que j'y serais parvenu", estime le grand Jan.
Il sait d'où il vient... et où il va
Ce sera tout pour le rayon déception, bien moins chargé que celui des petits bonheurs accumulés pendant trois semaines. On n'avait plus vu l'enfant de Merdingen aussi heureux à l'arrivée d'un Tour depuis sa victoire, en 1997. "Ma deuxième place est une grande satisfaction, reprend-il. Il y a deux mois, je n'aurais jamais cru cela possible. C'est toujours mieux de gagner mais cette année c'était mon meilleur Tour. Après des années noires, c'était un superbe come-back pour moi. Personne ne s'y attendait ."
L'histoire d'Ullrich, c'est celle d'un homme qui sait d'où il revient, et où il va. A 29 ans, il n'a jamais paru aussi bien dans sa tête. Chez lui, c'est la base de tout, car ses aptitudes physiques peuvent le guider vers des sommets que même Armstrong n'est pas capable d'atteindre. Les certitudes ont chassé les doutes. "Avec notre nouvelle équipe, on a posé la première pierre pour les années à venir. Avec l'affaire Coast, notre préparation a été perturbée. En 2004, ce sera plus calme. Lance n'a qu'à bien se tenir", clame l'Allemand.
Mais à chaque Tour suffit sa peine. Pour l'heure, il veut profiter de ce qu'il vient de vivre tout au long de ce Tour. En goûtant à nouveau à des sensations qu'il craignait d'avoir perdues pour toujours, Ullrich s'est retrouvé. "J'étais vraiment très ému dimanche. C'est la sixième fois que je vis cette ambiance: cinq fois deuxième, une fois vainqueur. Et jamais je ne m'étais senti aussi bien", conclut-il. Il a toutes les raisons de croire que le meilleur reste à venir.
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