Landis nie toujours

Landis nie toujours
Par Eurosport

Le 05/08/2006 à 16:45Mis à jour

Après l'annonce de la confirmation de son contrôle positif à la testostérone, Floyd Landis continue de clamer son innocence. L'Américain affirme ne pas s'être dopé. Il veut se battre et entamer des recours. En attendant, il a été licencié par l'équipe Pho

La formation suisse s'en tient elle aussi à sa ligne de conduite habituelle. "Floyd Landis est immédiatement licencié pour avoir enfreint le code éthique interne à l'équipe ", a-t-elle annoncé dans un communiqué. Il est toujours juridiquement autorisé à faire appel des conclusions mais cette décision n'appartient qu'à lui et ne concerne plus l'équipe Phonak. Andy Rihs, le propriétaire de l'équipe, regrette profondément les faits rapportés et étudie les conséquences de cette affaire pour sa société ARcycling qui gère l'équipe Phonak. "

Rihs va parler

Logiquement lâché par son équipe, Landis va donc devoir se débrouiller seul avec ses avocats pour mener son combat. "En concertation avec des experts médicaux et scientifiques, nous prouverons que la victoire de Floyd Landis dans le Tour de France 2006 s'est faite sans substances prohibées, explique Howard Jacobs, son nouvel avocat. Landis maintient qu'il est innocent et croit qu'il sera disculpé des charges de dopage qui pèsent sur lui ". Me Jabobs a indiqué que le coureur avait commencé à préparer son dossier afin de le soumettre aux autorités compétentes d'arbitrage. Si l'affaire suit un cours normal, elle devrait être bouclée dans un délai d'environ six mois, a-t-il estimé.

L'avocat a également mis en cause l'UCI pour avoir fait état publiquement "de façon prématurée" des résultats positifs de l'échantillon A de Landis ainsi que d'avoir permis des " fuites anonymes" sur des résultats concernant le premier des deux échantillons d'urine ayant alimenté notamment un article du New York Times le 31 juillet. "Je demande instamment à l'UCI de respecter ses propres règles et de permettre au procès de se dérouler sans le moindre commentaire public d'officiels de l'UCI", a ajouté l'avocat. "La procédure antidopage doit se faire sans que l'on puisse penser que les fédérations sportives et les autorités antidopage, qui ont une grande influence politique et financière sur le sport, tentent d'influencer l'issue d'une affaire en cours par des commentaires publics inappropriés", a-t-il ajouté.

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