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Phonak, sourde au dopage?

Phonak, sourde au dopage?
Par Eurosport

Le 28/07/2006 à 11:50Mis à jour

L'affaire Floyd Landis n'est-elle qu'un pavé de plus dans la mare de la Phonak? L'équipe suisse a été confrontée à plusieurs reprises à des problèmes de dopage depuis sept ans: Hamilton, Botero, Gutierrez,… Depuis son arrivée en 2004, John Lelangue tente

La même année, la commission des licences de l'UCI refusait l'accès au ProTour à l'équipe suisse. Le Tribunal arbitral du sport revenait lui sur cette décision et la Phonak appelait John Lelangue à la rescousse pour diriger et pour faire "le ménage". Suite à ces affaires, le Belge définit alors un protocole soumettant systématiquement les coureurs, cinq jours avant une épreuve, à des analyses sanguines comportant divers paramètres (globules rouges, hémoglobine, hématocrite,...). Des analyses nettement plus contraignantes que celles validées par l'UCI. L'équipe se réserve même le droit d'exiger d'un coureur qu'il ne prenne pas part aux compétitions et soit mis au repos.

Quel avenir pour l'équipe?

Cette année, John Lelangue a été le premier directeur sportif à réagir en écartant d'emblée Botero et Gutierrez du Tour de France. Avec la répercussion médiatique du contrôle antidopage positif de Floyd Landis, l'avenir de l'équipe s'inscrit pourtant en pointillé. Le spécialiste des appareils auditifs avait, bien avant, décidé de raccrocher en fin de saison pour laisser sa place à I-Shares, une société financière. "Je n'ose imaginer le pire mais je m'y prépare, expliquait l'un des directeurs sportifs Phonak, René Savary. On a retrouvé un repreneur mais j'imagine que, si les faits étaient confirmés, tout cela volerait en éclats." Pas sûr en effet que la société I-Shares, ou une autre, ait envie d'avoir son nom associé au dopage.

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