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Etape 11 : Déclarations
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Publié 19/07/2007 à 19:00 GMT+2
Vainqueur à Montpellier, Robert Hunter est devenu le premier Sud-Africain a remporter une étape sur le Tour de France. Le sprinter de Barloworld s'estime être l'homme le plus heureux de la Terre. Très déçu, Christophe Moreau préfère voir plus loin et atte
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Christophe Moreau (FRA/AG2R) - "Dans la chute, j'ai cassé l'une de mes fixations. Je devais changer une chaussure, il fallait prendre une décision et ça c'est mal passé. Il y a des jours comme ça. Le Tour est loin d'être fini. Ca aurait pu être pire, j'aurai pu me faire une fracture. J'ai été bien soutenu par mon équipe, car à un moment j'étais près de la rupture. Dans le Tour il faut encaisser ces journées, même si c'est pas facile. C'est peut-être un mal pour un bien, je vais peut-être avoir maintenant plus d'ouverture, plus de marge de manoeuvre. C'est un jour noir qu'il faudra oublier".
Frank Schleck (LUX/CSC) (chute dans le final) - "Je voulais disputer le sprint, mais on a abordé ce dernier virage beaucoup trop vite, un gars devant moi est tombé. J'ai un peu mal à la cuisse. Vinokourov? Il n'a jamais été hors du coup, il a toujours été l'un des favoris du Tour et il le reste. Il a prouvé aujourd'hui à ses fans qu'il est toujours là".
Cédric Vasseur (FRA/QST) - "La cassure s'est produite juste après le ravitaillement. C'est Astana qui a mis en route, personne ne s'y attendait. Devant ça a embrayé très fort.
Robert Hunter (RSA/Barloworld), vainqueur de l'étape: "Je ne pense pas que l'on puisse être plus heureux. L'étape a été très rapide, il y avait du vent, ce n'était pas du tout facile de gagner. Fischer était là, Cancellara allait vite. Cette victoire est très importante. L'Afrique du Sud est un pays qui aime le vélo. Mais il n'y a pas assez d'argent, de sponsors, pour élever encore plus le vélo. Alors que c'est probablement un des pays du monde qui a le plus de pratiquants."
Michael Rasmussen (DAN/Rabobank), maillot jaune: "Quand les Astana se sont mis à rouler, j'étais bien placé à l'avant. J'avais vu que toute l'équipe se préparait à rouler. Je n'ai pas été surpris. Je vais essayer de garder ce maillot jaune aussi longtemps que possible. Le premier chrono (samedi), d'ailleurs, ne m'est pas tout à fait défavorable. Si je le perds après le contre-la-montre, je devrai attaquer pour le reprendre."
Benoît Vaugrenard (FRA/Française des Jeux), coureur le plus combatif : "J'ai essayé au départ, encore aujourd'hui. Malheureusement, un coureur (Arroyo) de l'échappée était placé au général. Je n'ai pas eu le temps de manger et dans le final, j'ai pris un coup de fringale. Je suis passé du coureur échappé à coureur largué. Marc (Madiot, directeur sportif de la Française des Jeux) nous avait prévenu que ce ne serait pas forcément une étape de transition. Il y a eu toujours du vent de côté, cela a roulé vite tout le temps. Quand les Astana ont fait un coup de bordure, je venais à peine de prendre ma musette. Cela restera une sacrée étape."
Erik Dekker (PB/Directeur sportif de la Rabobank) - "Ce qu'a fait Astana aujourd'hui, c"est saisir une opportunité. Tout le monde savait que quelque chose allait se passer. C'était sur une route plutôt étroite, avec un vent latéral assez fort. Ce qu'ils ont fait, personne n'ose le faire normalement. Si une équipe est capable de faire quelque chose d'aussi ambitieux, cela ne pouvait être qu'Astana. Ils ont tenté quelque chose, mais cela n'a pas vraiment causé beaucoup de dommage. La seule victime de l'opération, c'est Moreau. C'est un coureur combatif et qui est dans une très grande forme en ce moment, ce n'est donc pas mauvais pour nous non plus. Il a chuté plus tôt dans la journée, donc je ne sais pas s'il était vraiment blessé et incapable de fournir l'effort à 100% pour revenir. Mais le Tour n'oattend personne. Je ne pense pas que l'attaque ait été dirigée contre Moreau. C'était contre tout le peloton, mais il est la principale victime."
Marc Biver (manager Astana) - "La bordure n'était certainement pas préméditée. On savait qu'aujourd'hui il y aurait du vent et des risques de bordure, tout le monde a roulé très concentré. Sur le final, "Vino" m'a épaté, Vino est un tigre blessé, encore plus dangereux. Les leaders d'Astana sont toujours les mêmes: Vinokourov et Klöden".
Vincent Lavenu (directeur sportif AG2R) - "On a commencé cette journée à l'envers! Des chutes, des crevaisons, l'abandon de Calzati, et puis la bordure. Quand Moreau a changé de chaussure, l'équipe était concentrée autour de lui mais un peu loin. C'est dommage de perdre plus de trois minutes. Maintenant Christophe (Moreau) va peut-être pouvoir se faire plaisir dans les jours prochains. Il ne faut pas totalement éliminer la perspective d'un podium, mais il faut modifier la tactique. On peut peut-être piéger des coureurs, on n'a plus rien à perdre. A partir de demain il faut qu'on ait une façon plus offensive de voir la course".
Stéphane Goubert (FRA/AG2R) - Dans la première cassure on était bien placés. Dans la deuxième on s'est retrouvés derrière, c'est un manque de chance. Il faut parfois accepter ce genre de journée noire. Parfois, c'est la même chose dans l'autre sens et c'est une journée merveilleuse. Il faut se battre jusqu'au bout, jusqu'au dernier chrono. Regardez Vinokourov, il y croit, jour après jour, et il prend chaque opportunité qui se présente. On va faire pareil désormais".
Jose-Luis Arrieta (ESP/AG2R) - "Au moment de la cassure je cherchais Christophe, j'étais en train de l'appeler pour lui dire de venir devant. Je ne sais pas pourquoi il était derrière, peut-être un peu de déconcentration après sa chute. Trois minutes perdues, avant les Pyrénées, ce n'est pas énorme. J'ai déjà vécu ça en 1999, mon leader était Alex Zülle, il avait pris six minutes dans une cassure et finalement il termine deuxième du Tour".
Sylvain Calzati (FRA/AG2R) abandon - "Je suis très déçu, ça fait deux fois en trois ans que je quitte le Tour sur blessure..."
Sylvain Chavanel (FRA/Cofidis) - "C'était une journée offensive. J'ai essayé dès le départ de prendre la bonne échappée, c'est parti très vite. Mais dans l'échappée il y avait Arroyo de la Caisse d'Epargne (à 10:55' au général NDLR), alors les autres se sont relevés. J'ai essayé de continuer tout seul mais le peloton a roulé très vite. La victoire de Vasseur, ça donne envie, mais maintenant j'attends que ce soit la mienne la prochaine".
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