A Arcalis, Armstrong vous a accusé d'avoir attaqué au mépris de la stratégie de course élaborée le matin.
A.C : Le matin dans le bus, nous avions eu un briefing, où l'on avait discuté de la façon de contrôler la course. On attendait des attaques de nos rivaux. Ces attaques ne sont pas venues, la situation était bonne pour nous, je me sentais bien, j'ai pensé que je pouvais tirer profit de cette étape. Le briefing du matin est une chose, la situation de course en est une autre. J'ai donc attaqué, et en voyant que personne ne pouvait me suivre, j'ai pensé que c'était une bonne opération pour l'équipe.
Quelle est votre relation au quotidien avec Lance Armstrong ?
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A.C : J'ai avec lui la même relation qu'avec les autres coureurs. On mange à la même table, on est dans le même bus, c'est tout. La situation paraît plus tendue de l'extérieur que ce qu'elle est réellement.
Est-ce que toute cette polémique vous affecte sportivement ?
A.C : C'est clair que j'aurais préféré une situation différente, je ne serais pas obligé de répondre à toutes ces questions. Mais je suis tranquille, concentré sur la course. Je n'accorde aucune importance à cette polémique. Le Tour de France est une course très exigeante, on ne doit pas y dépenser d'énergie pour des choses qui ne concernent pas la course.
Vous êtes le leader désigné d'Astana, avez-vous l'impression que l'équipe fait tout pour faciliter votre victoire ?
A.C : Si j'étais le seul leader de l'équipe, on n'aurait pas toute cette polémique autour de nous. Tout ça, c'est à cause de la grande répercussion médiatique de Lance, qui focalise plus l'attention des médias que n'importe quel autre cycliste. C'est la seule raison de cette polémique.
Quel sera votre réaction si Armstrong attaque, comme vous l'avez fait à Arcalis ?
A.C : Si Lance attaque dans la montagne, ce ne sera pas à moi d'aller le chercher, ce sera aux autres. Sur la fin du Tour, on aura la même situation qu'à Arcalis, ce ne sera pas à nous d'attaquer, ce sera à ceux qui ont perdu du temps au classement général.
Qui sont vos principaux rivaux sur ce Tour ?
A.C : Les frères Schleck. Andy est assez bien, très concentré sur la course. Il est certain aussi que Cadel Evans va tenter quelque chose. Et Carlos (Sastre), qui est un coureur de grande expérience et très endurant. Il était au top dans les Pyrénées, il attend les Alpes. Mais pour l'instant, le classement général est encore trop influencé par le résultat du contre-la-montre par équipes, la lecture des positions ne nous apprend pas grand chose.
Etes-vous heureux sur ce Tour ?
A.C : Oui. Plus que jamais. J'ai de très bonnes sensations. Et le Tour, c'est le Tour. De plus, l'ambiance dans l'équipe n'est pas si mauvaise que ce vous disent les médias.
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