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Il y en avait partout !

Il y en avait partout !
Par Eurosport

Le 06/07/2010 à 10:49Mis à jour Le 06/07/2010 à 19:05

La 3e étape, sur les pavés du Nord, a chamboulé le Tour de France mardi. Thor Hushovd s'est imposé à Arenberg. Fabian Cancellara a repris le maillot jaune à Sylvain Chavanel, très malheureux. Du côté des favoris, la bonne affaire est pour Andy Schleck et Cadel Evans. Frank Schleck, lui, a abandonné.

Ce n'était pas l'enfer, mais pas loin. A vrai dire, on ne sait pas trop par où commencer. Les pavés, les fameux pavés, redoutés depuis que le parcours a été dévoilé en octobre dernier, ont joué leur rôle. Ils ont fait leur lot d'heureux et de malheureux. Dans la deuxième catégorie, Frank Schleck figure en pole position. Le champion du Luxembourg est la principale victime de cette troisième étape. Pris dans une très grosse chute à moins de 30 kilomètres de l'arrivée, il ne s'est pas relevé. Fracture de la clavicule. Le Tour est fini pour lui.

Paradoxalement, son petit frère, Andy, apparait quant à lui au rang des principaux bénéficiaires. Parfaitement protégé par un Fabian Cancellara impeccable dans son rôle de guide, le cadet des Schleck est arrivé dans le groupe de six coureurs qui s'est disputé le gain de l'étape. Thor Hushovd était là lui aussi et le Norvégien, frustré la veille à Spa, a tiré les marrons du feu cette fois pour s'offrir sa 8e victoire d'étape sur les routes du Tour. Il garde ses bonnes habitudes de juillet. Cancellara, qui avait tout donné pour Schleck, n'a pu pleinement jouer sa carte pour la victoire, mais le Suisse récupère le maillot jaune. Il ne l'aura donc laissé que 24 heures à Sylvain Chavanel. Les jours se suivent et ne se ressemblent pas pour le Poitevin, bien poissard mardi. Gêné dans la chute qui a précipité la perte de Frank Schleck, il aurait sans doute pu sauver sa tunique s'il n'avait ensuite été victime de deux crevaisons en quelques kilomètres. Il termine avec un débours de quatre minutes sur le groupe de tête. C'est une de trop.

Sentiments contradictoires

Mais au-delà du gain de l'étape et du maillot jaune, ce sont bien évidemment les répercussions au classement général qui étaient guettées. Dans cette optique, les deux grands gagnants sont donc Andy Schleck, mais aussi (surtout?) Cadel Evans, lui aussi présent dans le groupe de tête. Les deux hommes font la belle affaire au classement. Désormais, Evans est le premier des favoris, avec une trentaine de secondes d'avance sur Andy Schleck. Et les autres? Denis Menchov et Bradley Wiggins, qui ont concédé 53 secondes sur la ligne, ont bien limité les dégâts. Alberto Contador était avec eux jusqu'à ce qu'il crève dans le dernier kilomètre. Un incident qui lui coûte 20 secondes de plus. Le voilà aujourd'hui à 1 minute d'Evans et 30 secondes de Schleck. Pas une catastrophe.

Le tenant du titre pourra toujours se dire qu'il y a beaucoup plus mal loti que lui. On pense notamment à Lance Armstrong, pas franchement heureux lui non plus. Il a également connu une crevaison à 17 kilomètres de l'arrivée. Après une poursuite effrénée, le Texan est arrivé avec Samuel Sanchez à 2'08" du groupe de tête, 17 secondes devant un peloton au sein duquel on trouvait notamment Christophe Le Mével, Andreas Kloeden, Levi Leipheimer, Ivan Basso ou encore Carlos Sastre. Tout ce petit monde doit osciller ce soir entre deux sentiments contradictoires. D'un côté, ils ont perdu du temps. Mais ils n'ont pas perdu le Tour. Frank Schleck ne peut en dire autant. Pour lui, le jugement des pavés est sans appel.

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