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La peur des pavés

La peur des pavés
Par Eurosport

Le 30/06/2010 à 16:18Mis à jour Le 30/06/2010 à 19:00

Si la montagne n'arrivera qu'au bout d'une semaine de course, les pièges seront partout dès les premières étapes sur ce Tour de France 2010. Les favoris auront tout intérêt à être sur leurs gardes. Ils auront à craindre les bordures en Belgique et, surtout, les pavés, mardi prochain.

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Trois ans après Londres, le Tour reprend son envol de l'étranger. Direction les Pays-Bas. C'est déjà depuis la Hollande que le premier Grand Départ s'était fait, en 1964, depuis Amsterdam. Cette fois, c'est à Rotterdam que le peloton de la Grande Boucle pose ses valises. Et en guise de hors d'œuvre, c'est aussi le grand retour du prologue, oublié depuis 2007. Un grand classique, avec un parcours long de quasiment neuf kilomètres (une distance relativement élevée pour un prologue), taillé pour les purs spécialistes dans les rues du premier port d'Europe. Le tracé emprunte notamment le pont Erasme, une des fiertés de la ville. A l'exception de deux petits raidillons de 250 mètres environ, ce prologue est fait pour un bolide à la Bradley Wiggins ou à la Fabian Cancellara.

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On ne peut pas dire que Christian Prudhomme et son équipe ont particulièrement gâté les sprinters cette année. Les occasions seront plutôt plus rares que d'habitude. Raison de plus pour ne pas les laisser passer. Cette première étape en ligne en est une. C'est l'étape la plus plate du Tour 2010, sans aucune difficulté répertoriée au Grand Prix de la montagne. Pourtant, sur la route de Bruxelles, il faudra être très, très vigilant pour les favoris. A travers les polders et à l'approche de la capitale belge, si le vent est de la partie, les risques de bordures seront très élevés. Ce genre de coups ne se calcule pas. Il faut s'adapter en fonction des circonstances. Si elles sont favorables, une équipe comme Saxo Bank pourrait ne pas se gêner. Méfiance, donc. A noter que le peloton passera à 10 kilomètres de l'arrivée par Meise, le village où réside un certain Eddy Merckx.

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Une étape très alléchante. Officiellement, avec aucune difficulté au-delà de la troisième catégorie, c'est une étape de plat. Mais dans le genre étape de plat, celle-ci est dans la catégorie fausse maigre. Elle a surtout un faux air de Doyenne, puisqu'elle emprunte plusieurs ascensions traditionnelles de Liège-Bastogne-Liège, mais en sens inverse. Journée divisée en deux segments: 100 premiers kilomètres plats, puis pas moins de six montées à enchaîner dans les 100 derniers. On retrouvera notamment la côte de Stockeu et le col du Rosiers (6,4 km de montée à 4% de moyenne), ce dernier étant situé seulement à 12 kilomètres de l'arrivée à Spa. Rien d'insurmontable pour les favoris. Les purs sprinters, en revanche, ne devraient pas résister. Il peut se passer potentiellement beaucoup de choses sur un parcours aussi vallonné. Si un ténor a l'audace de Miguel Indurain sur la route de Liège en 1995 dans un contexte similaire, qui sait si elle ne sera pas un vrai tournant dans ce Tour 2010? Attention toutefois. Il est probable que tout le monde aura déjà dans un coin de la tête les pavés qui se profilent dès le lendemain…

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Le rendez-vous de cette première semaine qui fait tant parler et qui fait si peur à certains. Après une petite virée ardennaise la veille, cette fois, le Tour prend un air de Paris-Roubaix avec la présence de pavés au menu de cette 3e étape. C'est loin d'être une première. Mais l'étape s'annonce plus difficile pour les non-spécialistes que lors du dernier passage sur les pavés, en 2004. Sept secteurs figurent sur le parcours (dont quatre dans les 30 derniers kilomètres et le dernier à 10 bornes de la ligne d'arrivée) pour un total de 13,2km. C'est à la fois peu et beaucoup. Si le temps est sec, il ne devrait pas y avoir de gros écarts, même pour des non-spécialistes comme Contador. En revanche, s'il y a de la pluie, du vent… Une chose est sûre: on peut très vite perdre beaucoup de temps en cas de chute ou de crevaison. Bonne nouvelle quand même pour ceux qui abhorrent les pavés: l'arrivée sera jugée juste avant l'entrée de la fameuse Trouée d'Arenberg. Un moindre mal… Cette étape va venir clôturer quatre premiers jours de course que l'on imagine extrêmement tendus: un prologue, du vent, des possibles bordures et deux mini-classiques. Sans oublier ce dernier point: les trois premières étapes ne ligne dépassent toutes les 200 kilomètres. L'an dernier, il avait fallu attendre la 7e étape pour vivre une journée aussi longue. Ce début de Tour laissera des traces, physiquement et nerveusement.

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A priori, retour au calme. Ici, pas de vallons ni de pavés mais une bonne vieille étape de plaine comme les équipes de sprinters les aime. Une seule petite côte de 4e catégorie en début de journée, rien de méchant. Hormis celle des Champs-Elysées, c'est l'étape en ligne la plus courte de l'édition 2010. Là encore, comme sur la route de Bruxelles, la seule contrariété pourrait venir du vent lors de l'approche sur Reims, souvent ouverte, donc propice aux coups de bordure. Après deux journées atypiques, les baroudeurs auront peut-être envie de reprendre la main. Mais pas autant que les sprinters. Une fois encore, les occasions ne seront pas légions pour Cavendish, Farrar, Hushovd et Cie et on les voit mal ne pas disputer le gain de l'étape à Reims.

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Le Tour est au cœur de la partie la plus calme de cette cuvée 2010, sur le papier en tout cas. Il s'agit de la deuxième des trois étapes de plaine (sans pavés) de cette première semaine, avant l'arrivée dans la montagne. Le début de l'étape, légèrement escarpée avec notamment deux bosses de 4e catégorie dans les 40 premiers kilomètres, promet d'être animé et nerveux. Mais sauf circonstances de courses particulières (et à moins que le maillot jaune ne soit porté par un favori qui serait prêt à s'en débarrasser volontiers), on devrait assister à une arrivée massive à Montargis. C'était déjà le cas lors du dernier passage dans la cité du Loiret. En 2002, c'est l'Australien Robbie McEwen qui s'était imposé.

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Cette 6e étape est aussi la plus longue du Tour avec 227 kilomètres. Le Tour arrive dans les contreforts du Morvan et le parcours est un peu plus escarpé que vers Reims ou Montargis. Fin du premier tiers de ce Tour 2010 avec une 4e étape a priori favorable aux sprinters. Ils devront en profiter car, lors des 15 jours suivants, ils ne seront que très rarement à la fête. Dès le lendemain, la moyenne montagne arrive. A priori, seulement, car il y a peu de plat et quatre difficultés classées en 4e catégorie. Un terrain propice aux attaques mais si les équipes de sprinters parviennent à s'organiser, il sera difficile aux puncheurs de résister. Sur un tel terrain, plus que le vent des jours précédents, c'est la chaleur qui pourrait faire mal.

A SUIVRE

Jeudi - 2e partie: Les Alpes en douceur?

Vendredi - 3e partie: Les Pyrénées dans tous leurs états

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