Rodriguez, petit mais costaud

Rodriguez, petit mais costaud
Par Eurosport

Le 16/07/2010 à 21:26Mis à jour Le 16/07/2010 à 21:37

Joaquin Rodriguez, grimpeur de poche (1m69) de la formation Katusha et vainqueur à Mende pour son premier Tour de France, est habitué à briller sur les "murs" où il peut faire parler son explosivité. L'Espagnol espère désormais bien figurer au classement général et se faire un nom pour de bon.

Ils sont peu à pouvoir se vanter d'être parvenu à suivre une attaque d'Alberto Contador. Joaquim Rodriguez est de ceux-là. Le vainqueur de la 12e étape raconte sa montée Laurent Jalabert victorieuse. "J'ai anticipé une éventuelle attaque d'Alberto et quand il m'a dépassé, j'ai réussi à le suivre. Je savais que je pouvais résister. Dans le final, il n’y avait aucun accord possible. Surtout que j’étais très confiant, car je savais que ma pointe de vitesse est supérieure à la sienne. Je connais cette côte depuis le dernier Paris-Nice (4e à 18 secondes de... Contador, ndlr) et j'étais revenu spécialement la reconnaître depuis", explique le coureur de 31 ans.

Si Rodriguez est parvenu à gicler comme il l'a fait, c'est avant tout grâce à son gabarit (1m69) et son explosivité qui lui permettent de briller sur les pentes courtes et raides. Les 10% du final ce vendredi ne sont rien à côté du Montelupone et ses portions à 18%, où il s'est imposé sur Tirreno Adriatico (2008 et 2009) ou encore les passages à 19% du Mur de Huy, final de la Flèche Wallonne où il a pris la 2e place en avril, derrière Cadel Evans. "J'ai un très bon palmarès, même si je suis tout petit", a lancé l'Espagnol dont les principaux faits d'armes sont aussi une 2e place à Liège-Bastogne-Liège en 2009 et une 3e aux Mondiaux la même année.

Rodriguez: "J'ai brisé la glace"

Sur le Tour de France, Rodriguez n'avait jamais rien fait. Et pour cause, il dispute cette année sa première Grande Boucle. "Il était temps quand même que je fasse connaissance avec la plus grande course du monde, reconnaissait-il à l'arrivée avouant que la Vuelta avait toujours eu "sa priorité" et qu'il "aimait bien" le Giro également. "Je voulais gagner une étape et aller chercher la meilleure place possible au général. Je suis content de voir qu’aujourd’hui, les deux objectifs se rejoignent. Je me retrouve avec une victoire d’étape, et une position très correcte au général" (8e à 4'58 d'Andy Schleck et à 2'13 de Samuel Sanchez, troisième, ndlr).

Venu pour jouer les lieutenants aux côtés de Vladimir Karpets, qui a abandonné le Tour il y a trois jours (fracture du poignet), Joaquin Rodriguez se retrouve donc dans la peau du leader de la formation russe qu'il a rejoint en début de saison. Mais il ne se met pas la pression et ne se fixe pas d'objectif précis pour le reste de la course. "Maintenant que j'ai brisé la glace, je vais essayer de terminer à la meilleure place possible au classement", explique celui qu'on surnomme "Purito" (petit cigare). Il ne sera peut-être pas aussi incandescent dans les Pyrénées mais il a les jambes pour rester dans le Top 10 à Paris. C'est déjà pas mal, pour un premier Tour.

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