Mais quelle mouche a piqué l'irlandais Nicolas Roche pour s'exprimer ainsi? Rappel des faits. Nous sommes dans l'ascension du Port de Balès lundi. A 6,5 km du sommet environ, le leader d'Ag2r, est victime d'une crevaison. Il demande donc à son coéquipier John Gadret, qui figure dans le même groupe, de lui donner sa roue. Refus du coureur français qui poursuit vers le sommet. Roche est donc obligé d'attendre la voiture neutre pour être dépanné. "J'ai crû à une blague, dit même l'Irlandais, 14e au général et qui pensait "grappiller quelques places". A l'arrivée dans le bus, l'ambiance est tendue. Voici quelques extraits de la chronique de Nicolas Roche. Edifiant.
"Si John Gadret est retrouvé mort dans sa chambre d'hôtel, je serais le premier suspect. Depuis deux ans, le coureur de 31 ans est mon équipier. Et même si nos relations sont uniquement des relations de travail, il n'y a jamais eu de problème entre nous. Jusqu'à cette étape (...) Quand j'ai crevé, j'ai demandé sa roue à John. Il a dit non et poursuivi son ascension. J'ai cru à une blague (...). Après un moment qui m'a semblé une éternité, j'ai repris la course pour revenir mais Gadret a attaqué Schleck et Contador alors qu'il n'avait aucune chance de gagner. Vincent Lavenu lui criait dessus pour qu'il m'attende dans la descente mais il ne l'a pas fait".
"Le balancer par la fenêtre"
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"Je suis arrivé avec huit minutes de retard sur Thomas Voeckler mais surtout, j'ai perdu entre trois et cinq minutes de retard sur des coureurs que je pouvais dépasser pour me retrouver 17e au général. Gadret a fini trois minutes devant moi et est désormais le premier Français au général. Peut-être veut-il aussi être le premier coureur Ag2R. Après l'étape, j'ai dit à Vincent Lavenu que j'espérais que John Gadret ne me demanderait plus jamais rien car jamais je n'oublierais cette journée".
"Quand je suis monté dans le bus, Vincent et John s'expliquaient déjà. J'ai laissé Vincent faire son travail de manager même si j'avais envie de lui fracasser la tête et que je me voyais bien le balancer à travers la fenêtre. Je suis descendu du bus aussi vite que possible pour rallier l'hôtel. Je ne pouvais pas rester une minute de plus à côté de lui. A table, au dîner, j'ai tout fait pour garder mes mains dans les poches."
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