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Saxo-Bank, l'arme anti-Contador

Saxo-Bank, l'arme anti-Contador
Par Eurosport

Le 29/06/2010 à 12:10Mis à jour Le 30/06/2010 à 12:58

Pour leur probable dernier Tour de France sous le maillot de la Saxo-Bank, Andy et Frank Schleck savent qu'ils sont les principaux adversaires d'Alberto Contador sur cette édition 2010. La formation de Bjarne Riis a différents atouts pour contrarier la domination programmée de l'Espagnol.

Bjarne Riis a rencontré ce qu'on appelle habituellement un problème de riche. Pour composer sa sélection en vue du Tour, le manager de la Saxo Bank a dû faire des choix. Des heureux et des malheureux. Contrairement à ce qu'il avait prévu et annoncé dans un premier temps, le Danois n'a pas attendu les championnats nationaux pour désigner ses neufs coureurs. Ce sont des "raisons tactiques" qui ont dicté ses choix pour expliquer la présence de certains et l'absence d'autres. Car l'objectif déclaré de la Saxo-Bank est clair : briser l'hégémonie d'Alberto Contador, le tenant du titre. Pour y parvenir, rien n'a été laissé au hasard. L'équipe semble armée pour briller. Armée également pour contrarier l'Espagnol. Quelque soit le terrain proposé...

"Nous avions dix coureurs qui, tous, étaient prêts et le choix a été extrêmement difficile. C'est un problème de luxe mais ce n'est pas facile de dire à un coureur de rester à la maison quand vous savez qu'il pourrait accomplir un gros travail dans la course", a expliqué Riis. Exit donc Gustav Larsson. Présent en 2009, le Suédois, médaillé d'argent du contre-la-montre à Pékin, devra attendre pour vivre une troisième Grande Boucle et sera remplaçant. Autre absent majeur, le Norvégien Kurt-Asle Arvesen, qui a rejoint la formation Sky, ne fait plus partie de l'équipe. Pour remplacer ces deux-là, Riis a fait confiance à deux compatriotes : Matti Breschel et Jakob Fuglsang, récent troisième du Tour de Suisse. Les sept autres coureurs composaient déjà l'équipe en 2009.

Quel Cancellara sur les pavés ?

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Lors de la 3e étape, entre Wanze et Arenberg, on devrait également voir la formation de Bjarne Riis aux avant-postes. L'étape des pavés fait peur. Le poncif vaut ce qu'il vaut, mais si le Tour ne se gagnera pas sur les sept secteurs pavés au programme, il pourra aisément se perdre. Quelle tactique sera à adopter chez Fabian Cancellara ? Si la logique est respectée lors du prologue, le Suisse, vainqueur de Paris-Roubaix au printemps, sera porteur du maillot jaune à ce moment-là. Aura-t-il comme consigne de durcir la course ? Aux côtés de Matti Breschel, le Suisse, qui sait qu'il faut aborder les pavés en étant aux avant-postes du peloton, peut emmener dans sa roue les frères Schleck, protéger ses leaders. "Cancellara vaut au moins trois ou quatre équipiers et avec Breschel, ils ont un des meilleurs sur les pavés", estimait Jacky Durand dans les colonnes de Vélo-Mag. Contador ne peut pas en dire autant d'Astana.

Dès que la route s'élèvera, ce sera au tour des frères Schleck, qu'on annonce sur le départ, de prendre le relais. Jakob Fuglsang est un excellent grimpeur aussi. Chris Anker Sörensen, vainqueur d'une étape sur le Giro, devrait avoir également de bonnes jambes. Alberto Contador le sait : l'Hydre de Lerne Saxo-Bank compte plusieurs têtes. L'Espagnol est le meilleur grimpeur du peloton, mais si l'équipe danoise fait parler son collectif en montagne, la tâche ne sera pas aisée pour le double vainqueur de la Grande Boucle. Autre élément en défaveur de l'Espagnol : le seul chrono de ce Tour de France (52 km) n'arrive qu'à la veille de l'arrivée. Le Tour sera peut-être déjà joué. Les récents progrès affichés par Andy et Frank Schleck doivent néanmoins les conforter dans l'idée qu'Alberto Contador pourrait ne pas se "balader" lors de cette édition 2010. Quelque soient les terrains d'expression, la formation de Bjarne Riis a de quoi contrarier "El Pistolero". Une belle promesse sur le papier. Reste à la confirmer sur l'épreuve juillettiste...

Reuters

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