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Schleck comme Ullrich ?

Schleck comme Ullrich ?
Par Eurosport

Le 29/06/2010 à 16:02Mis à jour Le 29/06/2010 à 17:02

Pour la dernière fois de sa carrière, Andy Schleck est candidat au titre de meilleur jeune du Tour de France. Déjà distingué dans cette catégorie en 2008 et 2009, le Luxembourgeois peut égaler Jan Ullrich, sacré trois fois de suite dans les années 90. Gesink et surtout Kreuziger le menacent.

MAILLOT BLANC
5 étoiles: Andy Schleck
4 étoiles: Roman Kreuziger - Robert Gesink
3 étoiles: Tony Martin - Pierre Rolland
2 étoiles: Jakob Fuglsang - Rein Taaramae - Kevin Seeldrayers - Rui Costa - Simon Spilak
1 étoile: Maxime Bouet - Eros Capecchi - Lars Boom - Edvald Boasson Hagen - Matthias Frank - Johannes Fröhlinger - Remy Di Gregorio - Ignatas Konovalovas - Rafael Valls

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Eurosport

Autant le dire tout de suite, ce n'est pas franchement la couleur qui habite ses pensées. Quand il ferme les yeux et qu'il se projette vers le 25 juillet sur les Champs-Elysées, c'est en jaune qu'Andy Schleck se rêve. Pas en blanc. Le fait que le Luxembourgeois nourrisse des ambitions aussi élevées (et légitimes)  en fait naturellement le grandissime favori pour le classement du meilleur jeunes. Déjà vainqueur dans cette catégorie en 2008 et 2009, il peut égaler Jan Ullrich, le seul à avoir remporté trois fois le maillot blanc, de 1996 à 1998. L'Allemand avait également ramené le jaune à Paris la deuxième année. Très bien entouré chez Saxo Bank, Schleck devrait à nouveau être tout près du podium cette année, au minimum. Si c'est le cas, on voit mal comment le maillot blanc pourrait lui échapper.

dpa

Avec Andy Schleck, Roman Kreuziger est sans doute le seul coureur éligible au classement du meilleur jeune à pouvoir briguer une place dans les cinq premiers du général à Paris. Mais contrairement à Schleck, le Tchèque n'a encore jamais réussi cette performance sur le Tour. Après avoir intégré le top 10 l'an dernier, il parait toutefois en mesure de grimper quelques marches sur l'escalier de la gloire. Reste à savoir si cela suffira pour battre Andy Schleck. Tout dépendra peut-être, aussi, du niveau de performance d'Ivan Basso. Si le vainqueur du Giro est encore au top, Kreuziger devra peut-être ronger son frein. Mais il s'est préparé minutieusement pour ce Tour, avec des résultats très intéressants au printemps (3e de Paris-Nice, 8e du Tour de Catalogne, 5e de l'Amstel).

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Le troisième gros client. Le récent Tour de Suisse a confirmé deux choses: d'abord que Robert Gesink était un excellent grimpeur. Ensuite que c'est un piètre rouleur. Leader avant l'ultime chrono, le Néerlandais n'a finalement pris que la 5e place. Heureusement pour lui, le Tour 2010 est très montagneux. Malchanceux l'an passé pour sa première participation, il vient pour épauler Denis Menchov. Ce n'est pas plus mal pour lui. Il pourra courir sans pression mais si le Russe déçoit encore, la voie sera libre pour lui. Sur ses qualités, il a tout à fait les moyens de flirter avec le Top 10, d'autant que sa 6e place dans la Vuelta en septembre dernier (à seulement 23 ans) lui a montré qu'il pouvait tenir trois semaines.

From Official Website

Voilà deux ans que Pierre Rolland est attendu. Il est encore très jeune (23 ans) mais il semble prêt à franchir un cap. En 2009, pour ses premiers pas sur le Tour, Il a terminé aux portes du Top 20. Un résultat très prometteur, d'autant qu'il a été obtenu "à la pédale", sans bénéficier d'un gain de temps substantiel dans une échappée. Didier Rous, le directeur sportif de Bbox, ne cesse de répéter que son poulain peut se hisser à un niveau supérieur cette année. Le fait que la formation vendéenne n'ait pas retenu Trofimov ou Tschopp démontre qu'elle mise à fond sur Rolland pour le général. Le natif de Gien d'énormes qualités et un joli tempérament, mais saura-t-il gérer la pression naissante autour de lui?

dpa

Celui-là, c'est un tout bon. L'année dernière, Columbia lui avait surtout demandé de travailler sans compter pour Mark Cavendish. Il y avait laissé des plumes. Cette fois, l'équipe américaine a l'intention de ne pas tout miser sur son sprinter. Une bonne nouvelle pour Michael Rogers et Tony Martin, qui pourront jouer leur carte au général. Le grimpeur de Cottbus devra tout de même travailler pour l'équipe, mais on le voit néanmoins beaucoup plus haut que sa 36e place de l'an dernier. Un Top 20 est envisageable. Si tel est le cas, il sera dans les cinq premiers dans la course au maillot blanc. Sans doute trop tendre pour aller chercher Schleck ou Kreuziger.

 ET AUSSI...

 Il serait très surprenant que le maillot blanc échappe à Paris à un de ces cinq coureurs. A vrai dire, sauf hécatombe ou faits de course particuliers, il reviendra à Andy Schleck, Roman Kreuziger ou Robert Gesink, ce trio paraissant vraiment un ton au-dessus de la concurrence chez les jeunes. Néanmoins, d'autres pousses prometteuses sont à suivre de près en ce mois de juillet. On pense à Rein Taaramae, l'épatant estonien de la non moins épatante équipe Cofidis. Jakob Fugslang, s'il n'avait pas à bosser pendant trois semaines pour la fratrie Schleck chez Saxo, pourrait nourrir de belles ambitions. Pour l'heure, malgré son talent, le Danois aura sans doute du mal à s'exprimer. Le Belge Kevin Seeldrayers (Quick Step), le portugais Rui Costa (Caisse d'Epargne) et le Slovène Simon Spilak (Lampre) auront davantage de latitude, mais sauront-ils en profiter?

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