Feillu: "Forcément déçu"

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Encore placé, Romain Feillu a pris la 4e place du sprint final vendredi à Châteauroux. Le Français de l'équipe Vacansoleil est déçu d'être à nouveau passé à côté de la victoire, mais il ne nourrit pas trop de regrets. Retrouvez les principales réactions enregistrées à l'issue de cette 7e étape.

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Thor Hushovd (NOR/Garmin), maillot jaune: "Cette première semaine est différente des autres années. J'ai été en jaune presque tout le temps. Six jours en jaune, c'est une performance. Demain (samedi), on ne va pas défendre le maillot parce que c'est trop dur pour moi à cause de toutes les bosses qu'il y aura dans l'étape. Ce sera aux autres équipes, celles qui jouent le classement général, de faire la course. Cette année, c'est particulièrement nerveux, particulièrement à cause des conditions atmosphériques, le vent notamment, parce que tout le monde veut être devant, c'est ça aussi qui provoque les chutes."
Romain Feillu (FRA/Vacansoleil), 4e de l'étape: "Je suis forcément déçu, une bonne partie de ma famille était là. C'est dommage. Je continuerai à me battre. Il aurait fallu qu'ils lancent de trop loin pour que ça le fasse. Il me fallait des circonstances favorables, elle ne l'étaient pas. Tant pis. Je suis mieux dans les bosses que Greipel, Petacchi et Cavendish mais sur le plat, ils sont plus forts que moi. Il aurait fallu une arrivée en faux-plat montant pour que je sois favori. On verra après le Massif Central."
Mickaël Delage (FRA/FDJ), 78e de l'étape: "On a roulé tranquille toute l'étape. On n'a pas forcé jusqu'à 40 kilomètres de l'arrivée et à 40 kilomètres, on a dit on roule mais Talabardon était déjà un peu entamé, l'Euskaltel ne roulait pas, il nous ralentissait plutôt qu'autre chose. L'avantage d'être devant, c'est d'éviter les chutes. C'est dommage pour Rémi Pauriol (abandon après chute). On est une équipe de jeunes, on se fait des challenges quand un fait l'échappée et pas l'autre. C'est un bon état d'esprit, on se motive les uns les autres. Plutôt que de rien faire, rester dans le peloton et finir 40e, parfois c'est mieux de faire une échappée, on n'y laisse pas beaucoup de force comme aujourd'hui (vendredi)."
Yannick Talabardon (FRA/Saur-Sojasun), 83e de l'étape: "Il fallait oser partir dès le kilomètre 0 sur une étape qui était presque assurée aux sprinteurs. On lance une pièce chaque jour et puis on voit si ça marche. On n'a pas été au bout mais je suis surtout content que Jérôme Coppel, qui était dans une chute, soit bien revenu dans le premier peloton. Il est encore dans le coup et j'espère qu'il fera des belles choses maintenant qu'on arrive dans les montagnes."
Andre Greipel (GER/Omega), 3e de l'étape: "J'ai lancé mon sprint tôt pour essayer de surprendre Cavendish. Si on veut gagner, il faut prendre des risques. J'étais dans une très bonne position, il y a eu un gros effort de l'équipe. Gilbert m'a beaucoup aidé et protégé du vent pendant la course."
Sébastien Turgot (FRA, Europcar), 8e de l'étape: "Yohan (Gene) m'a emmené trop fort pour moi. J'ai légèrement temporisé dans la roue des sprinteurs pour récupérer un peu mais quand j'ai vraiment lancé mon sprint, je n'étais plus au contact des meilleurs. J'ai fait ce que j'ai pu. Cavendish a une giclette impressionnante. Quand le dernier (partenaire) s'écarte, il peut encore gagner 5 km/h en un rien de temps et maintenir le rythme jusqu'à la ligne. Quand on sait qu'on est plus rapide que tout le monde, on n'est pas obligé d'en rajouter. Je n'aime pas sa mentalité."
Jose Joaquin Rojas (ESP/Movistar), 9e de l'étape et maillot vert: "Un des objectifs du jour était de reprendre le maillot vert. C'est fait mais je pense avoir fait l'un des pires sprints depuis le départ. C'était super nerveux et j'ai eu du mal à me faire une place. Je ne peux pas demander plus à mes équipiers. Ils étaient là où ils devaient être et Ventoso était à mes côtés aux 2 kilomètres. Devant un écran de télévision, cela pouvait ressembler une étape de transition mais c'était une dure journée. L'adversaire le plus dangereux pour le maillot vert ? C'est dur à dire, peut-être Cavendish, plus encore que Gilbert. Il a montré qu'il est très, très fort mais il reste encore deux semaines."
Alberto Contador (ESP/Saxo Bank), 24e dugénéral: "C'était encore un jour compliqué, avec une étape de plus de 200 kilomètres. Il fallait rester vigilant à cause du vent et éviter les chutes. C'est difficile de récupérer des chutes. On s'en ressent toujours le lendemain. Ce matin (vendredi), ça allait mieux. Demain (samedi), au réveil, j'espère que tout ira bien. Dans les deux prochaines étapes, le terrain est plus sélectif. Ce sont deux étapes exigeantes. La montée de Super-Besse ? je ne l'ai jamais grimpée, je l'ai vue seulement en vidéo, l'arrivée quand Ricco a devancé Valverde."
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