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Cavendish dans un fauteuil

Cavendish dans un fauteuil
Par Eurosport

Le 08/07/2011 à 09:01Mis à jour Le 08/07/2011 à 19:24

Magistralement emmené par le train de l'équipe HTC High Road, Mark Cavendish a remporté la 7e étape du Tour de France vendredi à Châteauroux, là où il avait signé son premier succès sur la Grande Boucle il y a trois ans. La journée a aussi été marquée par l'abandon de Bradley Wiggins, sur chute.

C'était presque un anniversaire pour Mark Cavendish. Pour le Tour de France, c'est à Châteauroux que l'Anglais est né. Le 9 juillet 2008. Trois ans moins un jour. Même endroit, presque même heure, l'homme de l'ile de Man s'est à nouveau imposé sur l'interminable avenue de la Châtre. Sa deuxième victoire sur ce Tour 2011, la 17e au total sur la Grande Boucle et la 27e dans sa carrière sur l'ensemble des trois grands tours. Ce succès là n'est pas le moins beau, tant dans sa conception, car le travail préparatoire de l'équipe HTC a été parfait, que dans sa finition, Cavendish ayant dû s'employer pour résister à Alessandro Petacchi et Andre Greipel.

Sur cette ligne droite finale aussi longue que large, on voyait mal comment Cavendish pouvait être battu. A plus forte raison quand il est emmené de la sorte par ses équipiers. Aux deux kilomètres, ils étaient encore cinq devant lui. A la flamme rouge, il lui restait Tony Martin, Matthew Goss et Mark Renshaw. Plus qu'il n'en fallait. Comme toujours, l'Australien s'est écarté le dernier, laissant à Cavendish le soin de finir ce magnifique travail préparatoire. Un vrai sprint d'école. Ce n'est pas pour rien que le Caveman est allé embrasser tous ses équipiers, un à un, dans l'aire d'arrivée, après ce nouveau triomphe. Face à une telle machine collective, il n'y avait rien à faire pour les autres. Pour Petacchi et Greipel, pourtant enfin à leur meilleur niveau, ni pour les Français, encore placés, puisqu'ils sont six dans les 12 premiers de ce sprint (Feillu, Bonnet, Turgot, Hinault, Pineau et Jeannesson).

RadioShack cumule les malheurs

Si cette 7e étape a consacré un Britannique, elle a ruiné les ambitions d'un autre sujet de sa Majesté. Bradley Wiggins a en effet quitté le Tour vendredi. Brutalement. Cruellement. Cette étape, longtemps anodine, longtemps somnolente, avec ce peloton dépassant à peine les 35 km/h de moyenne derrière une échappée condamnée par avance (tant pis pour Talabardon, Delage, Meersman et Urtasun, courageux ou inconscients du jour), s'est brutalement emballée dans sa dernière heure. Il restait un peu moins de 40 kilomètres lorsqu'une chute a coupé le peloton en deux. A l'avant, une soixantaine de coureurs seulement, dont tous les leaders. Ou presque. Alexandre Vinokourov n'y était pas, mais il allait retrouver sa place dans le peloton. Pas Bradley Wiggins, qui s'est retrouvé au tapis sans pouvoir se relever. Pour lui, le Tour s'est arrêté là. Victime d'une fracture de la clavicule, le leader de l'équipe Sky n'a pu repartir. Même blessure et même issue pour Rémi Pauriol (FDJ). En Wiggins, le Tour a perdu un de ses sérieux outsiders. Récent vainqueur du Dauphiné, l'Anglais nourrissait de grosses ambitions en ce mois de juillet.

Les chutes constituent décidément le feuilleton de cette première semaine de course. Les RadioShack peuvent en témoigner. Ils avaient déjà perdu Janez Brajkovic. Vendredi, c'est Chris Horner qui s'est retrouvé au tapis, dans le fossé, au même moment que Wiggins. Le vétéran américain a pu repartir, mais il a terminé dernier de l'étape, à près de 13 minutes. Surtout, il ne savait plus trop où il était à son arrivée. Pas sûr qu'il puisse continuer. Et Levi Leipheimer, victime d'une crevaison au pire moment, a encore perdu trois minutes. Ça commence à faire beaucoup pour les RadioShack. Autre victime, à retardement cette fois, de ces chutes à répétition, Tom Boonen. Le Belge, mal remis de sa cabriole de mercredi, a mis pied à terre en milieu d'étape. Sur le tour, tout se paie cash.

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