Tour de France 2025 I "C’est un peu injuste" : Le carton de Bryan Coquard après la chute de Jasper Philipsen ne passe pas

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Bryan Coquard (Cofidis) fait partie des coureurs qui ont écopé des premiers cartons jaunes dans l’histoire du Tour de France après avoir été impliqué sur la chute fatale à Jasper Philipsen lundi, sur la 3e étape. Une sanction injuste, pas seulement aux yeux de son manager, Cédric Vasseur. Mais qui traduit aussi la difficulté de prévenir ou sanctionner compte tenu des enjeux.

Vasseur critique le carton jaune de Coquard : "On sanctionne quelqu'un qui n'a pas fait de faute"

Video credit: Eurosport

La double peine. Bryan Coquard, en larmes, était déjà meurtri d’avoir été impliqué dans la chute et l’abandon de Jasper Philipsen lundi, au sprint intermédiaire d’Isbergues, dans le cadre de la 3e étape du Tour de France. Dans la soirée, le sprinteur français de Cofidis a aussi écopé d’un carton jaune, tout comme Edward Theuns (Lidl-Trek), tandis que Davide Ballerini (XDS Astana) et Danny van Poppel (Red Bull – Bora Hansgrohe) ont été sanctionnés de la même manière sur le sprint d’arrivée. Les premiers cartons de l’histoire du Tour, puisque la règle est entrée en vigueur cette année.
Cédric Vasseur, le manager de l’équipe nordiste, a du mal à avaler le carton infligé à Coquard. "On sanctionne quelqu’un qui n’a pas fait de faute, a-t-il déclaré mardi matin sur Eurosport, au départ de la 4e étape. C’est un peu injuste. Sinon on met 25 cartons par jour. C’est vrai qu’il y a une chute, on ne peut pas le nier, Philipsen n’est plus là. Mais il y a des chutes qui font malheureusement partie des faits de course. Et quand un coureur n’a pas une action volontaire de faire chuter ou de blesser quelqu’un, pourquoi mettre un carton jaune ? On n’a pas un quota, ou alors il faut le dire."
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Terrible : Philipsen chute et abandonne après une vague dans un sprint intermédiaire

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La sanction, ce n’est pas seulement une amende de 500 francs suisses (534 euros) et un retrait de 13 points au classement du maillot vert. C’est aussi une épée de Damoclès, puisqu’un deuxième carton jaune signifiera une exclusion du Tour de France. "On a intérêt à prévenir, on le savait déjà avant le départ du Tour, pour sanctionner les coureurs en cas de sprint irrégulier, a jugé Jacky Durand, consultant pour Eurosport, dans l’émission Les Rois de la Pédale. Mais sur ces deux sprints, il n’y avait pas de raison de mettre ces cartons qui sont lourds de conséquence. S’il y a une vague involontaire de Coquard et que ça provoque une chute, il rentre à la maison."

"Trop de risques sur les sprints intermédiaires"

C’est aussi en ce sens que la sanction peut paraître sévère. Elle a aussi été influencée par la gravité de la blessure de Philipsen, touché à la clavicule et aux côtes, et opéré avec succès mardi matin. "Il y a un an ou deux ans, on n’aurait jamais sanctionné ces coureurs, affirme Jacky Durand. Pour moi, Edward Theuns est le seul coureur qui doit prendre un carton jaune. Coquard, Ballerini et Van Poppel, ils prennent un carton parce qu’ils ont fait tomber un autre coureur. On veut prévenir les coureurs, leur montrer qu’ils sont sanctionnables. Mais si Philipsen ne tombe pas, Coquard ne prend pas de carton. Je trouve qu’on a été très dur."
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Débat sur les cartons : "C'est comme dans le foot, si tu lui casses la cheville…"

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C’est peut-être une sanction pour l’exemple, pour inciter les coureurs à prendre moins de risques. Cela fait partie du cyclisme en général et des sprints en particulier. Mais il convient de nuancer ces prises de risque. "Les coureurs prennent trop de risques sur les sprints intermédiaires, estime Jacky Durand. Mais sur les sprints d’arrivée, les enjeux sont énormes. La victoire sur un grand tour, les points pour les maillots verts, un top 10 pour les bons sprinteurs qui ne sont pas au niveau d’un Tim Merlier ou Jonathan Milan, c’est important. Mais sur un sprint intermédiaire, l’enjeu entre le premier et le cinquième n’est pas important, c’est là qu’on prend des trop gros risques."
L’importance de l’enjeu se ressent, bien au-delà du cas de Coquard. Il explique en grande partie la nervosité latente au sein du peloton depuis le Grand départ samedi à Lille. Le minimiser peut être une manière d’inciter les coureurs à réduire les prises de risque, et contribuer ainsi à une plus grande sécurité. "Pour moi, il faut geler les temps à 5 kilomètres de l’arrivée quand le peloton est groupé, avance Jacky Durand. On réduit le peloton à 30 ou 40 coureurs pour jouer la victoire. Pogacar, Evenepoel et Roglic peuvent se relever avec leurs coéquipiers, ça fait déjà 30 à 40 coureurs en moins." A méditer.
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Les larmes de Coquard : "Faire abandonner Philipsen, ça ne fait pas plaisir..."

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