Tour de France 2025 I Jonas Vingegaard dominé par Tadej Pogacar, la cruelle réalité : "Il n’est pas au niveau escompté"

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Sale journée pour Jonas Vingegaard. Le Danois a concédé plus de deux minutes à Tadej Pogacar sur la ligne d’arrivée jeudi à Hautacam, lors de la 12e étape du Tour de France, et pointe désormais à 3’31" du Slovène au classement général. L’espoir de rivaliser avec le champion du monde dans la quête du maillot jaune semble toujours plus utopique pour le leader de la Visma I Lease a Bike.

🚀La fusée Pogacar va bien : son décollage irrésistible pour déposer Vingegaard

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C’est un constat implacable. Livré sans ménagement par les pentes impitoyables d’Hautacam. Jonas Vingegaard caressait l’espoir d’y rivaliser avec Tadej Pogacar. A minima. Le Danois avait déjà 1’17" de retard sur le Slovène au classement général au départ de la 12e étape du Tour de France ce jeudi, à Auch. L’idée, c’était de plutôt d’en combler au moins une partie. C’est l’inverse qui s’est produit. Le double vainqueur du Tour de France a accusé un éclat de 2’10" sur la ligne d’arrivée. Il pointe désormais 3’31" au classement général. Le Tour n’est pas encore perdu. Mais il est déjà bien compromis.
Pogacar a frappé fort et Vingegaard n’a jamais su répondre. Pourtant, le Danois était sur un terrain qui lui convient bien. Pourtant, il y avait des doutes sur l’état de santé du Slovène après sa chute de la veille. De quoi envisager, ou au moins espérer, la perspective de voir un duel entre les deux hommes. "Je m’attendais à ce que Vingegaard soit un cran au-dessus de Pogacar", affirmait même Steve Chainel sur les Rois de la Pédale après la démonstration du champion du monde.

"Il a résisté quoi… 100 m ? 200 m ? "

Mais il n’y a même pas eu de match. A tous les niveaux. Vingegaard s’est retrouvé bien esseulé quand l’équipe UAE Emirates – XRG a imprimé un tempo d’enfer au pied d’Hautacam pour placer sa fusée sur orbite. Et quand Pogacar a attaqué, le Danois a vite craqué. "Vingegaard a bien tenté de résister mais quoi… 100 m ? 200 m ? Pogacar était largement au-dessus, a constaté Jacky Durand dans les Rois de la Pédale. Vingegaard n’est pas à son niveau non plus."
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Comment Pogacar a broyé Vingegaard : le résumé

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C’est la dure réalité. Vingegaard était finalement bien plus proche de Florian Lipowitz, arrivé seulement 13 secondes derrière lui, que de Pogacar sur la première étape de haute montagne de ce Tour de France. "Quand on voit que Vingegaard perd 30 à 40 secondes sur Lipowitz dans le final, ça montre bien qu’il n’est pas au niveau escompté", a insisté Jacky Durand. Une impression qui se lit aussi au classement général. Le Danois est également plus loin du Slovène que de Remco Evenepoel (3e à 4’45"), son premier poursuivant malgré les difficultés rencontrées par le Belge sur les routes pyrénéennes.

À défaut, "le meilleur des autres"

Le temps où Vingegaard dominait Pogacar sur les routes du Tour paraît toujours plus lointain. Cette tendance se dessinait déjà l’an passé, quand le Danois avait abordé la Grande Boucle sans préparation après sa terrible chute sur le Tour du Pays basque. Son année 2025 a encore été contrariée par une nouvelle chute sur Paris-Nice. Vingegaard avait repris sur le Critérium du Dauphiné et constaté l’écart qui le séparait du Slovène. Il espérait bien le combler en mettant les bouchées doubles avant le départ du Tour. Mais Hautacam a rendu un jugement déjà latent depuis le Grand départ à Lille.
Il y a bien eu un semblant d’espoir. Il est né de la résistance offerte par le leader de la Visma I Lease a Bike sur la Rampe Saint-Hilaire, lors de la 4e étape. Il s’était accroché tant bien que mal à l’accélération du Slovène. Mais l’éclat pris le lendemain sur le contre-la-montre de Caen (1’03" de débours sur Pogacar, deuxième derrière Remco Evenepoel) ressemblait déjà à une petite douche froide. Elle est devenue glacée sur la première étape pyrénéenne.
Vingegaard en a bien pris la deuxième place. Et il a aussi repris la deuxième place du classement général. Justement. Ça correspond parfaitement à son rang son échiquier du Tour de France. Alors qu'il visait plus haut. "Je pense que ce n’était pas son meilleur jour mais Jonas était le meilleur des autres, et il était clairement dans une classe à part, résumait son directeur sportif Grischa Niermann après la course. C'est donc la réalité d'aujourd'hui. J'espère que ce sera différent. Mais pour le moment, c'est la réalité." Elle est cruelle. Mais indiscutable.
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"La question n'est pas de savoir si Pogacar va gagner le chrono…"

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