Tour de France 2025 | Tadej Pogacar, quadruple vainqueur : "Si je n'étais pas fatigué, il y aurait quelque chose qui cloche"

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Tadej Pogacar, désormais quadruple vainqueur de la Grande Boucle, ne savait pas s'il allait se battre pour remporter la dernière étape du Tour de France, son naturel a largement repris le dessus dans Paris et plus précisément à Montmartre. Battu par Wout van Aert, il a manqué un peu de jus dans le final après un Tour qui le laisse très fatigué, aussi bien physiquement que mentalement.

Pogacar : "Une quatrième victoire, six années sur le podium... c'est complètement fou"

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Ne vous fiez pas aux apparences, on peut avoir décroché son quatrième Tour de France avec une relative facilité d'un côté et se dire au bout du rouleau ou pas loin de l'autre. On peut raconter sa fatigue tous les jours et revenir faire la course, plutôt deux fois qu'une d'ailleurs, sur la dernière étape. Tadej Pogacar manie le paradoxe mais le Tour 2025 marquera peut-être une bascule dans sa carrière alors qu'il pourrait revenir pour égaler les géants en 2026.
Il se rêvait peut-être en double vainqueur royal sur les Champs-Elysées mais le triple effet d'un Tour où il a beaucoup donné, des pavés et d'une Butte Montmartre finalement pas tout à fait parfaite pour ses qualités l'ont condamné à laisser filer Wout van Aert. Si l'on exagérait un peu, on dirait que c'est sur une image négative que l'on restera sur une édition de la Grande Boucle qu'il a pourtant écrasée. Beau joueur, Pogacar n'a rien regretté, saluant à la fois son bourreau du jour mais aussi son dauphin, Jonas Vingegaard.

Épuisé mais encore à l'attaque le dernier jour

Le duo de la Visma représente encore ce qu'il préfère sur le Tour de France, à savoir les étapes qui se transforment en classiques et l'adversité qu'il a réduite au silence en 2025 comme en 2024. On l'a vu acteur de la première semaine, dictateur de la deuxième et gestionnaire de la dernière. Lui-même se joint à ses pairs quand ceux-ci racontent à quel point le Tour qui s'est achevé par un final fou dans Paris était le plus dur qu'ils n'ont jamais couru. Cette fatigue, Pogacar l'a confiée ces derniers jours et même s'il n'avait pas usé des mots, son visage et plus encore son attitude trahissaient beaucoup de sentiments depuis que le Tour était entré dans les Alpes.
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Funambule, surpuissant, Van Aert écoeure Pogacar pour finir dans Montmartre

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"J'étais épuisé après la course et les gens ne m'ont pas vu aussi heureux que d'habitude. Mais cela me semble normal de ne pas avoir un grand sourire et d'être heureux tous les jours, a-t-il dit dans une interview accordée à L'Equipe avant la dernière étape du Tour de France. Je suis fatigué et si les gens ne le comprennent pas... Si je ne l'étais pas après 21 jours de course, il y aurait quelque chose qui cloche." Ce qui pourrait clocher, ce sont des pratiques interdites et en 2025, plus que ces dernières années, le maillot jaune a semblé échapper à ces questions.
Peut-être est-ce justement parce que la fatigue des derniers jours a pris le dessus sur tout le reste, bien que l'on a vu ce dimanche dans Paris qu'il en avait encore dans le réservoir. Ce Tour de France laisse Pogacar dans un drôle d'état, un état que l'on ne lui connaissait pas. Il avait avoué à France Télévisions prendre de moins en moins de plaisir dans le vélo, il a, pour la première fois sans doute, mis la question de la retraite sur la table dans cette interview à L'Equipe.

Les Jeux de Los Angeles puis la retraite ?

"Je ne planifie pas trop, j'ai encore un long contrat (jusqu'en 2030), dit-il. Je ne pense pas arrêter tout de suite mais je ne me vois pas non plus poursuivre trop longtemps. Les Jeux de Los Angeles (en 2028) sont un de mes objectifs, ce qui m'amène à dans trois ans (il aura presque 30 ans). Alors je commencerai peut-être à penser à la retraite, on verra." Plus loin, le quadruple vainqueur du Tour évoque aussi l'idée de ne pas participer au Tour, un jour, tout en sachant que ceci sera très compliqué à faire avaler à son équipe et aux sponsors.
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La victoire de Van Aert sublimée par Pogacar, qui "a joué sur les trois ascensions"

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On le sait amoureux des courses d'un jour et tant qu'il n'aura pas remporté Milan-Sanremo et Paris-Roubaix, il conservera intacte sa motivation intacte mais l'on se demande aujourd'hui s'il ne fera pas tout pour manquer le rendez-vous de juillet dans un an. Ce serait pourtant pour un cinquième Tour de France et le grand Eddy  Merckx lui-même a regretté de ne pas être venu en 1973 après ses quatre premiers succès. Tout ceci ne sont que des problèmes pour plus tard, l'heure est à la célébration et, on l'aura compris, à la récupération.

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