L'arc en ciel en tête

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La 65ème édition du Tour de Pologne débute dimanche avec un contre-la-montre par équipes tracé dans les rues de Varsovie. Le vainqueur sortant Johann Van Summeren aura fort à faire face à une escouade de prétendants venus affuter leur condition dans la p

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Le traditionnel débat sur la meilleure façon de préparer les championnats du monde risque de reprendre cette semaine. Certains défendent corps et âme la Vuelta, voyant dans les trois semaines de course ibérique la méthode optimale pour trouver la forme. D'autres, au contraire, estiment le Tour d'Espagne trop long et trop éprouvant pour les organismes et préférent en conséquence s'aligner sur le Tour de Pologne pour préparer la course au maillot arc en ciel.
Ces deux dernières années, Paolo Bettini a donné du crédit au troisième grand tour de la saison. Encore présent cette année sur la Vuelta avec entres autres postulants à la tunique irisée Alejandro Valverde, Davide Rebellin, Damiano Cunego, Filippo Pozzato ou Tom Boonen, le double champion du monde est sûr de sa méthode. Pourtant, beaucoup d'autres ne l'entendent pas de cette oreille. Cette semaine, les frères luxembourgeois Frank et Andy Schleck, le Suisse Fabian Cancellara (CSC), qui se disait il y a quelques jours encore "à cours de motivation", ou encore l'Australien Cadel Evans (Silence-Lotto) et le champion olympique espagnol Samuel Sanchez (Euskaltel) en découdront, Varèse en tête, sur les routes polonaises.
Au départ de l'ultime épreuve par-étape du Pro-Tour, le pronostic n'est pas facile. A vrai dire, deux étapes semblent se dessiner comme les clés de cette semaine de course. Le contre-la-montre inaugural de 4 kilomètres, tracé en plein coeur de Varsovie, devrait être un peu court pour être décisif mais les écarts enregistrés auront le mérite de fixer une première hiérarchie entre les hommes forts de cette fin de saison. Ensuite, l'étape de Zakopane, vendredi, et son tracé en montagne russe devrait normalement permettre au futur vainqueur de l'épreuve de se dégager. Entre-temps, les étapes, quasiment plates comme la main, seront certainement l'occasion pour les sprinters d'aller glaner les bouquets.
Van Summeren pour le doublé
A ce petit jeu, l'Allemand Gérald Ciolek (Team Columbia) qu'il faudra garder à l'oeil dans quinze jours à Varèse, est susceptible de bien s'amuser. Sa pointe de vitesse et la forme qu'il a récemment affichée à domicile sur le Tour d'Allemagne en fait le favori des futurs emballages polonais. Ses desseins pourront néanmoins être contrariés par des garçons comme les Australiens Allan Davis (Quick-Step) et Graeme Brown (Rabobank), par l'Espagnol José-Joaquin Rojas (Caisse d'Epargne), le Belge Jurgen Roelandts, l'Allemand Robert Förster (Gerolsteiner), le Biélorusse Yauheni Hutarovich (Française des Jeux), l'Italien Angelo Furlan (Crédit Agricole) ou encore le Français Denis Flahaut (Scott-American Beef).
Pour le général, il faudra donc se montrer patient et attendre l'étape reine de vendredi. Outre la fratrie Schleck, Cancellara, Sanchez et Evans, un homme aura à coeur de bien faire. Le Belge Johann Van Summeren (Silence-Lotto), vainqueur l'an dernier, sera en lice pour le doublé. Coureur complet, le Belge, 27 ans, en vu au printemps sur Paris-Roubaix et l'Amstel Gold Race, tarde cependant à confirmer les espoirs qu'il avait fait naître lors de son passage chez les professionnels. Une seconde victoire en Pologne lui conférerait sans doute le prestige auquel il aspire. Enfin, un coureur comme le Suédois Thomas Lövkvist (Team Columbia), 2ème du dernier Tour d'Allemagne ou comme la triplette de la Caisse d'Epargne composée des Espagnols José Ivan Gutierrez et Luis Leon Sanchez et du colombien Rigoberto Uran figurent également au départ de l'épreuve avec le statut d'outsider. En attendant Varèse...
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