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Au paradis des sprinters?
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Publié 03/08/2005 à 14:30 GMT+2
L'UCI Pro Tour poursuit sa route lors du Tour du Benelux. Cette nouvelle épreuve, qui reprend pour l'essentiel les grandes lignes de l'ancien Tour des Pays-Bas, devrait offrir une large liberté d'expression aux sprinters. La victoire finale, elle, se joue
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Si l'UCI s'est appuyée sur les épreuves mythiques du cyclisme pour bâtir sa nouvelle élite mondiale, l'instance dirigeante a tout de même apposé sa patte sur ce nouveau calendrier. A l'instar du chrono par équipes d'Eindhoven, en juin dernier, le Tour du Bénélux, qui débute mercredi, constitue une autre innovation du Pro Tour.
Cette course s'apparente en fait à une version étoffée de l'ancien Tour des Pays-Bas, qui se tenait sensiblement à la même période de l'année. Fort de l'étiquette Pro Tour, la boucle du Benelux possède désormais, en tout cas d'un strict point de vue comptable, la même valeur que Paris-Nice, le Dauphiné Libéré ou Tirreno-Adriatico. De là à obtenir le même prestige que ces épreuves, il y a un pas...
Week-end décisif
Huit journées de course sont au programme de l'Eneco Tour, l'autre nom de l'épreuve, qui débutera par un prologue à Malines et s'achèvera par un contre-la-montre dans les environs de Breda, aux Pays-Bas. Entre ces deux efforts solitaires, les sprinters devraient s'en donner à coeur joie. Quatre des six étapes en ligne leur seront favorables. Alessandro Petacchi, bien présent malgré sa fracture de l'auriculaire de la main droite, aura une forte concurrence face à lui.
L'Italien devra ainsi se méfier d'Erik Zabel, figure de proue de l'équipe T-Mobile, mais aussi de Jan Kirsipuu, Tom Steels ou Max Van Heeswijk, ce dernier étant toujours en quête de sa première victoire cette saison. Côté Français, les deux meilleurs spécialistes du sprint, Jean-Patrick Nazon et Jimmy Casper, seront également de la fête. Le premier a besoin de se rassurer après un Tour de France très difficile.
Reste que les routes néerlandaises et belges savent offrir du relief. Outre les deux chronos, c'est ce week-end que se jouera le classement général, avec deux étapes très vallonnées au fort parfum d'avril. Samedi, en terre batave, la troisième étape aura des allures d'Amstel Gold Race, avec les ascensions du Cauberg, du Loorberg, du Drielandenpunt et de l'Eyserbosweg. Tout sauf simple.
Rebellin est prêt
Le lendemain, le programme s'annonce encore plus corsé. Cette fois, c'est l'ombre de Liège-Bastogne-Liège qui planera: les coureurs devront escalader les côtes d'Hallembaye, de Wanne, de la Haute-Levée, du Rosier, de la Vecquée, d'Annete et Lubin et de Surister, autant de difficultés traditionnellement au menu de la doyenne. Largement suffisant pour que les costauds s'expliquent.
Parmi eux, on peut s'attendre à voir émerger un Davide Rebellin. L'Italien, auteur d'un fameux triplé ardennais en 2004, vient de lever les bras pour la première fois de l'année, lors du Brixia Tour. Le Néerlandais Michael Boogerd, qui jouera à domicile presque toute la semaine, fait lui aussi office de prétendant, tout comme le Belge Nick Nuyens ou l'Américain Bobby Julich. Autant d'hommes forts du printemps que le menu du Benelux pourrait inciter à revenir sur le devant de la scène.
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