Heras bientôt fixé

Les résultats de l'analyse de l'échantillon B de Roberto Heras, contrôlé positif à l'EPO sur la Vuelta, devraient être connus jeudi. Si la contre-expertise s'avérait également positive, le quadruple vainqueur du Tour d'Espagne, récemment écarté de la Libe

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"Le résultat peut être connu tard mercredi soir ou très tôt jeudi matin, mais il n'est pas sûr que le laboratoire rende public le résultat jeudi", a expliqué à l'AFP un porte-parole de l'équipe de Roberto Heras, Liberty. "L'UCI (Union cycliste internationale) sera informée la première, puis seront avertis la Fédération espagnole, le coureur et l'équipe" , a-t-il ajouté.
Si l'échantillon B devait lui aussi être positif à l'EPO (érythropoïétine), Roberto Heras serait suspendu deux ans, ce qui à 31 ans, pourrait sonner le glas de sa carrière. Le coureur espagnol, qui a été mis à l'écart par Liberty, serait exclu de l'équipe dirigée par Manolo Saiz.
Il serait également déclassé de la dernière Vuelta, qui reviendrait alors à Denis Menchov. Heras, ancien lieutenant de l'Américain Lance Armstrong chez US Postal, perdrait alors le statut de quadruple vainqueur historique du Tour d'Espagne et reviendrait au niveau du Suisse Tony Rominger, trois fois vainqueur. Les conséquences pour les organisateurs de la Vuelta seraient désastreuses, eux qui ont fait d'Heras leur principal produit d'appel pour éviter que leur course ne s'enlise dans l'anonymat, loin dans le sillage du Tour et du Giro.
"Très optimiste"
Liberty a annoncé le 7 novembre que son coureur vedette avait été mis à l'écart "de manière préventive" pour un contrôle antidopage positif à l'EPO lors de la 20e étape de la Vuelta. "C'est sans aucun doute le pire moment de ma carrière" , confiait récemment le coureur suspect au journal Marca. "Mais je ne veux pas me comporter en victime dans cette affaire, je crois qu'il s'est agi d'une erreur de laboratoire et il faut s'attacher à le montrer. C'est pour cela que j'ai mis cette affaire dans les mains d'un avocat spécialiste (Andreu Garriga)."
José Maria Bruxeda, représentant juridique de Roberto Heras, s'est dit "très optimiste" après s'être rendu lundi au laboratoire du CSD, jour où l'échantillon B du coureur était soumis au test de détection de l'EPO. Heras, conseillé par Me Garriga, ne s'est pas déplacé.
Ce test de détection de l'EPO a été récemment mis en cause par plusieurs sportifs. L'Agence mondiale antidopage (AMA), soucieuse de clarifier le débat, a confirmé en septembre la validité du test, expliquant que les résultats controversés relevés ces derniers mois étaient dus justement à l'introduction en janvier 2005 de nouveaux critères d'interprétation, plus précis. Madrid a été choisie lundi pour accueillir en 2007 la troisième conférence mondiale sur le dopage, qui fera le point sur les avancées de la lutte antidopage au niveau mondial.
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