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Le Top 10 2005 (2)
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Publié 27/12/2005 à 18:30 GMT+1
Comme chaque année, l'heure est venue de dresser le bilan. Déjà présent dans notre Top 10 l'an passé, le Belge Tom Boonen (Quick Step) trône cette fois au sommet. Une fois n'est pas coutume, le champion du monde est bel et bien le meilleur coureur de la s
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6. PAOLO BETTINI (Italie, Quick Step)
Si ce classement avait été établi fin septembre, Paolo Bettini n'y aurait pas eu sa place. Si brillant ces deux dernières années, le Toscan a connu une saison difficile jusqu'à l'automne, où il a retrouvé son meilleur niveau. Malgré ses jambes de feu, le maillot arc-en-ciel lui a encore filé sous le nez à Madrid, faute d'un soutien suffisant de l'équipe d'Italie, focalisée sur Petacchi. Tant pis pour lui... et pour la Squadra.
Mais Bettini a trouvé de quoi se consoler en remportant à deux semaines d'intervalle le Championnat de Zurich, au terme d'une démonstration époustouflante de classe, puis sur le Tour de Lombardie. Une apothéose de nature à éclipser ses malheurs du printemps, où, en dépit d'une victoire d'étape sur le Giro, il n'avait pas atteint ses objectifs. Toujours une valeur sûre.
7. PAOLO SAVOLDELLI (Italie, Discovery)
Le come-back de l'année. Porté disparu chez T-Mobile, où il passé plus de temps à l'hôpital et en rééducation que sur son vélo, Paolo Savoldelli s'est offert une seconde jeunesse sous le maillot de la Discovery Channel. C'est aussi cela, l'effet Armstrong. Recruté par Johann Bruyneel afin d'épauler le patron sur le Tour de France, il a récité sa partition de lieutenant à la perfection, tout en chapardant au passage une étape.
Mais c'est bien sur les routes du Giro, deux mois plus tôt, que l'aigle à gueule d'ange avait épaté son monde. Il espérait une place sur le podium, il est reparti avec le maillot rose, le deuxième de sa carrière. L'effondrement d'Ivan Basso lui a ouvert une brèche dans laquelle il a su s'engouffrer avec opportunisme, un certain talent, et beaucoup de ténacité pour ne pas s'écrouler dans les dernières étapes de montagne. Bluffé, Bruyneel pourrait lui accorder de nouvelles responsabilités en 2006 suite au départ d'Armstrong.
8. BOBBY JULICH (Etats-Unis, Team CSC)
Sans faire de bruit, le vétéran américain a réussi une saison très dense, peut-être même la meilleure de sa carrière. S'il n'est plus apte, à 34 ans, à viser le podium sur un grand Tour comme ce fut le cas sur la Grande Boucle en 1998, Bobby Julich est en revanche taillée pour les courses à étapes intermédiaires. Il l'a prouvé en s'adjugeant Paris-Nice en mars et le Tour du Benelux en août.
Julich est d'ailleurs le seul coureur à avoir remporté cette année deux épreuves à étapes inscrites au calendrier du Pro Tour. Pas mal. En se mettant au service d'Ivan Basso, il a également livré un Tour de France très correct. Capable d'endosser des responsabilités par intermittence et toujours prêt à épauler son leader à l'occasion, Julich est un coureur particulièrement précieux pour Bjarne Riis, le manager de la CSC.
9. IVAN BASSO (Italie, Team CSC)
Il n'a pas manqué grand-chose à Ivan Basso pour que sa saison 2005 soit exceptionnelle. Dauphin d'Armstrong sur le Tour, où il a démontré l'étendue de ses progrès, notamment dans l'attitude, il s'est positionné en principal candidat à la succession de l'Américain. Si seulement il avait pu remporter le Giro au printemps...
Intouchable après une semaine de course, le Varésan a perdu son maillot rose et toutes ses illusions par la faute d'une gastro-entérite. Il aurait pu abandonner, mais a préféré s'accrocher. Avec raison, puisqu'il a remporté deux étapes. Egalement à son palmarès cette année, le Tour du Danemark (plus quatre étapes). Mais l'essentiel est ailleurs: Basso a signé trois de ses sept succès contre la montre. Un gage de réussite pour l'avenir.
10. JAN ULLRICH (Allemagne, T-Mobile)
Comme trop souvent ces dernières années, Jan Ullrich a eu le tort de se focaliser sur le seul Tour de France. Mal lui en a pris, puisque, encore une fois, l'Allemand s'est cassé les dents non seulement sur Lance Armstrong, mais aussi sur Ivan Basso, affichant d'inquiétantes limites. Néanmoins, cette troisième place , synonyme de septième podium depuis le début de sa carrière sur la Grande Boucle, prouve qu'Ullrich reste un des hommes forts du Tour.
Dommage qu'il n'utilise pas son gigantesque potentiel à d'autres fins. A trop cibler ses objectifs, Ullrich passe peut-être à côté de victoires plus marquantes. Il n'a d'ailleurs glané que deux succès en 2005, échouant à la deuxième place du Tour de Suisse et surtout du Tour d'Allemagne, en étant battu devant son public par Levi Leipheimer. Le leader de l'équipe T-Mobile termine néanmoins l'année à la quatrième place du Pro Tour. Mais comme d'habitude, on attendait mieux de sa part...
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