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Le Top 10 2005
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Publié 29/12/2005 à 20:00 GMT+1
Comme chaque année, l'heure est venue de dresser le bilan. Déjà présent dans notre Top 10 l'an passé, le Belge Tom Boonen (Quick Step) trône cette fois au sommet. Une fois n'est pas coutume, le champion du monde est bel et bien le meilleur coureur de la s
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1. TOM BOONEN (Belgique, Quick Step)
Tom Boonen s'était fixé trois objectifs majeurs en début de saison: le Tour des Flandres, Paris-Roubaix et le Championnat du monde. Le Belge les a magistralement atteints, s'imposant avec une maestria incomparable dans ces trois évènements majeurs. Jamais, dans la longue histoire du cyclisme, un champion n'avait accompli ce triplé lors d'une même année. C'est dire.
Plus qu'un sprinter, mieux qu'un coureur de classiques, Boonen est simplement l'expression d'un grand champion, doté de capacités physiques hors normes et animé d'un mental en acier trempé. Entre ce printemps triomphal et son sacre mondial à l'automne, la star de l'équipe Quick Step a également enlevé deux étapes du Tour de France. Sans sa chute dans les Alpes, il aurait même pu ramener le maillot vert à Paris. Ce n'est sans doute que partie remise. Il n'a encore que 25 ans...
2. DANILO DI LUCA (Italie, Liquigas)
Après une année 2004 particulièrement difficile, Danilo Di Luca a joliment rebondi au point de devenir le premier lauréat de l'UCI Pro Tour. Il n'est qu'à voir les noms de ceux qu'ils précèdent au classement final (dans l'ordre: Boonen, Rebellin, Ullrich, Armstrong et Vinokourov) pour mesurer le crédit qu'il convient d'apporter à la performance du Transalpin.
En quête d'un succès majeur depuis sa victoire au Tour de Lombardie, en 2001, Di Luca est revenu au premier plan au mois d'avril, avec un doublé Amstel Gold Race-Flèche Wallone. Propulsé au sommet de la hiérarchie du Pro Tour, il ne l'a plus quitté jusqu'à la fin de la saison. Sa quatrième place sur le Giro (avec une étape en prime) a confirmé sa capacité à jouer sur plusieurs terrains. Un regret tout de même: sa non-sélection pour les Mondiaux de Madrid.
3. LANCE ARMSTRONG (Etats-Unis, Discovery)
Comme d'habitude, Lance Armstrong a focalisé l'attention sur lui au cours de l'été. En juillet, bien sûr, où sa septième victoire consécutive dans le Tour de France lui a assuré une sortie par la grande porte, le Texan ayant choisi de mettre un terme à sa carrière sur les Champs-Élysées. De manière plus inattendue, il s'est à nouveau retrouvé à la une des journaux en août, suite aux révélations brûlantes de L'Equipe, l'accusant d'avoir consommé de l'EPO lors du Tour 1999.
Pour s'en tenir au strict plan sportif, Armstrong a rempli son contrat avec ce nouveau maillot jaune. Reste qu'il est apparu en retrait de son bilan 2004, où il avait glané onze succès (deux seulement en 2005). Sur la Grande Boucle, il n'a enlevé qu'une étape (contre six l'année précédente). Avant, comme après, on ne l'a quasiment pas vu. Et dire qu'il y a un an, il parlait de classiques, de Giro et même de record de l'heure. Bref, en partant, il nous a laissés sur notre fin...
4. ALESSANDRO PETACCHI (Italie, Fassa Bortolo)
Pour la troisième année consécutive, le natif de la Spezia apparaît à la première place en nombre de victoires. Après avoir signé 21 succès en 2003 et 24 l'an dernier, il a fait encore mieux cette année, en levant 25 fois les bras! L'Italien est incontestablement le meilleur sprinter de la planète, mais il est devenu un peu plus que cela en remportant sa première grande classique lors de Milan-San Remo.
C'était sans doute la victoire qui lui manquait pour franchir un cap supplémentaire. A 31 ans, Petacchi continue donc encore de progresser, même si la concurrence s'est souvent révoltée, à l'image de Robbie McEwen sur le Giro. Malheureusement, il est passé à côté du grand rendez-vous de sa saison, les Mondiaux de Madrid. La Squadra avait décidé de miser à fond sur sa personne. Mais le parcours castillan s'est avéré plus dur que prévu. Trop, en tout cas, pour Petacchi. Cet échec lui coûte une place sur le podium.
5. ALEXANDRE VINOKOUROV (Kazakshtan, T-Mobile)
Chic type et coureur de choc, Alex Vinokourov est une bénédiction pour le cyclisme. Inlassable attaquant, le Kazakh est un animateur hors pair. Présent du début à la fin de l'année, il a peut-être moins gagné que les années précédentes, mais ses succès furent tous frappés du sceau du prestige. Jugez plutôt: Liège-Bastogne-Liège, l'étape du Ventoux sur le Dauphiné et deux étapes du Tour de France, l'une en montagne et l'autre sur les Champs, où les sprinters faisaient la loi depuis 1994.
On l'a encore vu briller lors des Mondiaux, où il était probablement le plus costaud avec Paolo Bettini. Mine de rien, au fil des ans, Vino se taille un palmarès des plus respectables et malgré ses 32 printemps, il a encore de belles années devant lui. De quoi rêver encore du Tour de France, où il a malgré tout affiché certaines limites cet été. Mais chez Liberty Seguros, il bénéficiera peut-être de davantage de soutien qu'au sein d'une formation T-Mobile dévouée à Jan Ullrich.
Le Top 10 2004
1.Armstrong, 2.Cunego, 3.Bettini, 4.Rebellin, 5.Freire, 6. Valverde, 7.Petacchi, 8.Boonen, 9.Heras, 10.O'Grady
Le Top 10 2003
1.Bettini, 2.Armstrong, 3.Vinokourov, 4.Petacchi, 5.Van Petegem, 6.Astarloa, 7.Ullrich, 8.Hamilton, 9.Simoni, 10.Heras
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