"Globalement satisfait"

Longtemps en quête d'un succès majeur cette saison, Erik Zabel a terminé sur une très belle note l'exercice 2005 en remportant Paris-Tours. Du coup, l'Allemand porte un regard plutôt clément sur son bilan avant de quitter l'équipe T-Mobile pour rejoindre

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Crédit: Eurosport

Erik, quel bilan tirez-vous de votre saison, votre dernière chez T-Mobile?
"Comme toujours dans la vie, il est fait d'ombre et de lumière. Mais je suis globalement satisfait, notamment de mes deux victoires. J'ai manqué un peu de chance en certaines occasions, en multipliant les deuxièmes places, derrière Oscar Freire au printemps et Alessandro Petacchi à l'automne.
Quel Zabel verra-ton les prochaine saisons? Serez-vous toujours un sprinter ou davantage un chasseur de classiques?
Nous verrons. J'ai pris acte du fait que j'ai un problème en vitesse pure face à des gars comme Petacchi ou McEwen. C'est difficile pour moi face à eux. Côté classiques, je pense que j'ai ma chance dans des courses comme l'Amstel Gold Race.
Avez-vous encore les moyens de lutter pour le maillot vert sur le Tour?
C'est toujours la même histoire avec le maillot vert. Si un gars est le plus rapide au sprint et qu'il passe la montagne, c'est dur de le battre. Mais s'il abandonne, ça ouvre le jeu, comme cette année avec Hushovd et O'Grady, qui n'avaient pas gagné une étape mais ont joué le classement par points.
C'est un signe positif pour vous?
Naturellement, c'est l'idéal, de savoir que l'on peut miser sur la régularité. Mais en 2006, nous assisterons peut-être à l'émergence d'un nouveau Jalabert, capable de sprinter et de grimper. Je pense à Alejandro Valverde notamment. Il ne faut pas l'oublier.
Quel regard portez-vous sur la nouvelle génération de coureurs allemands?
Il ne fait aucun doute pour moi qu'il y a beaucoup de grands talents parmi nos jeunes. C'est incontestable. Maintenant, de là à dire si un Allemand remportera le Tour de France dans les années à venir, c'est impossible. Mais le potentiel est là. Il y a la qualité, et la quantité. Un bémol toutefois: depuis deux ans, un seul Allemand a gagné une étape sur un grand Tour: Heinrich Haussler, cette année sur la Vuelta. Encore un jeune talent...
L'équipe T-Mobile ne risque-t-elle pas de souffrir de votre départ et de celui de Vinokourov en 2006?
Je suis bien incapable de le dire. Mais il n'y a pas de raison. Quand des coureurs majeurs quittent une équipe, d'autres émergent et s'épanouissent. Pour certains, nos départs seront un soulagement. Il y a des gars comme Klier ou Wesemann, qui peuvent supporter la pression, et des jeunes comme Kessler et Burghardt vont grandir."
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