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Ullrich suspendu deux ans

Ullrich suspendu deux ans
Par Eurosport

Le 09/02/2012 à 11:54Mis à jour Le 09/02/2012 à 11:59

L'Allemand Jan Ullrich, vainqueur du Tour de France en 1997, a été suspendu pour 2 ans pour une infraction de dopage dans le cadre de l'affaire Puerto par le Tribunal arbitral du sport (TAS) et tous ses résultats obtenus après mai 2005 ont été annulés, dont une troisième place sur le Tour 2005.

Ullrich, qui a mis un terme à sa carrière en novembre 2007 et dont la suspension avec effet rétroactif débute le 22 août 2011, avait pris la 3e place du Tour de France 2005, qui se trouve donc annulée. "Le TAS a partiellement admis l'appel déposé par l'UCI et a conclu que Jan Ullrich avait commis une infraction de dopage. Par conséquent, Jan Ullrich est suspendu pour une durée de deux ans avec effet rétroactif au 22 août 2011. En outre, tous les résultats obtenus par l'athlète à partir du 1er mai 2005 jusqu'à sa retraite sont annulés", a indiqué le TAS dans un communiqué. "La formation arbitrale est arrivée à la conclusion que Jan Ullrich avait été impliqué au moins dans des actes de dopage sanguins en violation de l'article 15.2 du règlement antidopage de l'UCI", conclut le TAS.

Trois jours après Contador

Cette sanction, qui intervient trois jours après la suspension de l'Espagnol Contador dans une autre affaire, entre dans le cadre de l'affaire Puerto. Jusque-là, Ullrich, 38 ans, était parvenu à échapper à une sanction disciplinaire en lien avec cette affaire au contraire d'autres coureurs de sa génération, tels que l'Espagnol Alejandro Valverde ou l'Italien Ivan Basso. Lors de cette opération menée par la police espagnole au printemps 2006, des poches de sang authentifié comme le sien avaient été saisies dans l'officine du Dr Eufemiano Fuentes, personnage autour duquel gravitait ce réseau de dopage sanguin.

Même si Jan Ullrich, éclaboussé par le scandale, a été poussé à la retraite en 2007, ni l'Agence antidopage suisse, pays où il était licencié à l'époque de "Puerto", ni l'UCI n'ont renoncé à le voir condamner. L'Agence suisse s'était tournée en mai 2009 vers le Comité olympique suisse (COS) réclamant que le coureur soit suspendu à vie de toute compétition. Demande rejetée par la chambre arbitrale du COS, qui s'estimait incompétente puisque le coureur avait alors résilié sa licence. L'UCI et l'Agence antidopage suisse avaient alors interjeté appel devant le TAS. Dans une première décision fin novembre, ce dernier avait précisé qu'il n'était compétent que pour le premier de ces appels et repoussé la décision finale en ce début d'année 2012.

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