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Coupe Davis : combien gagnent les joueurs ?
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Publié 19/08/2015 à 12:07 GMT+2
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C’est l’évènement tennistique de cette fin d’année. Du 21 au 23 novembre, la France reçoit la Suisse en finale de la Coupe Davis. Face à Roger Federer, Stan Wawrinka et leurs coéquipiers, les hommes d’Arnaud Clément tenteront d’offrir son dixième saladier d’argent à la France. Mais quel que soit le résultat, sur le plan économique, les Français ont déjà réussi leur campagne 2014.
Pour Jo-Wilfried Tsonga, Richard Gasquet, Gaël Monfils, Julien Benneteau et Gilles Simon, les cinq joueurs sélectionnés par Arnaud Clément pour cette finale, une victoire dans cette compétition serait une première. Battus par la Serbie en 2010, cette génération dorée réunie sous le drapeau bleu blanc rouge, rêve toujours de soulever la coupe. Le prestige de la compétition, l’esprit d’équipe figurent bien sûr parmi les motivations principales des joueurs mais la rémunération perçue pour leur présence en équipe de France en est une supplémentaire.
Si la fédération internationale (ITF) ne donne aucun détail du prize-money dans le règlement de la compétition, préférant se concentrer sur les valeurs humaines et sportives de cette épreuve historique, les sommes distribuées aux joueurs sont conséquentes. Et ce même si elles restent très éloignées de celles offertes par les tournois du Grand Chelem ou le circuit ATP. Chaque pays a son propre système de répartition des bénéfices dégagés par les campagnes de Coupe Davis. Toutes les nations engagées bénéficient d’un prize-money alloué par l’ITF mais la majorité de leurs revenus proviennent des recettes réalisées lors des rencontres organisées à domicile. La fédération française de tennis qui « ne gagne pas d’argent sur la Coupe Davis et tire ses moyens des bénéfices de Roland-Garros », selon Christophe Fagniez, directeur général délégué de la FFT, interrogé par La Tribune, a décidé de répartir ces bénéfices entre les joueurs selon un système établi depuis 1991.
Une répartition équitable
Les sommes perçues par chacun des joueurs sélectionnés sont calculées sur deux campagnes successives. Cette particularité permet de lisser les gains pour ne pas défavoriser les joueurs ayant disputé plus de rencontres à l’extérieur qu’à domicile. Des points sont ensuite attribués à tous les joueurs ayant été sélectionnés au moins une fois lors de ces deux campagnes. Selon un article paru sur Slate.fr, chaque joueur appelé en équipe de France gagne un point. Chaque match joué en rapporte un autre, tout comme chaque victoire (dans des matches à enjeu). Les joueurs de double marquent eux un point pour chaque match joué et 0,5 point supplémentaire en cas de victoire. Après cette finale 2014, sept joueurs se partageront les bénéfices de la dernière campagne et Jo-Wilfried Tsonga qui compte 21 points avant la finale devrait encaisser le plus gros chèque.
Tsonga : 21 points, 9 matches disputés pour 8 victoires dont 8 victoires avec enjeu
Gasquet : 15 points, 6 matches disputés pour 6 victoires dont 5 victoires avec enjeu
Benneteau : 12 points, 6 matches disputés pour 3 victoires dont 2 avec enjeu
Llodra : 8 points, 4 matches disputés pour 3 victoires dont 2 avec enjeu
Monfils : 7 points, 3 matches disputés pour 3 victoires dont 1 avec enjeu
Simon : 5 points, 2 matches disputés pour 0 victoire
Chardy : 1 point, 0 match disputé
S’il faudra attendre la fin de l’année pour connaître le montant réel des bénéfices réalisés lors de la campagne 2014, la finale, quel qu’en soit le résultat, devrait considérablement le faire augmenter puisque le chiffre d’affaires prévisionnel s’élève à environ 7,5 millions d’euros. Il faudra ensuite retirer les différentes charges liées à l’organisation de cette finale et ajouter le prize-money versé par l’ITF (selon Slate.fr, la Serbie avait reçu environ 1,1 millions d’euros en 2010 et la France avait touché près de la moitié pour sa place de finaliste) avant de pouvoir distribuer les bénéfices entre les joueurs et le capitaine qui reçoit lui 15% de la somme dégagée.
Les joueurs suisses n’ont pas de soucis à se faire non plus puisque leur campagne 2014 a déjà permis à Swiss Tennis de dégager un bénéfice net d’environ 2,5 millions d’euros selon le site 24heures.ch. Roger Federer et ses coéquipiers se partageront la moitié de cette somme à laquelle il faudra ajouter les primes de l’ITF.
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