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Cyril Gautier : l’interview Tour de France
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Publié 19/08/2015 à 11:53 GMT+2
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Journée de transition avant d’attaquer ce samedi les premières vraies difficultés de cette 100e édition du Tour de France. Cyril Gautier aura comme mission d’accompagner le plus loin possible son leader et compagnon de chambre, Pierre Rolland. Avant de se lancer à l’assaut de la haute montagne, le coureur d’Europcar a raconté ses anecdotes du Tour de France au Mag.
La nuit précédant le départ du Tour de France, vous trouvez le sommeil facilement ?C’est mon quatrième Tour donc maintenant ça va. Mais c’est vrai que c’est beaucoup plus stressant que sur les autres courses car on a envie d’arriver sur les Champs-Elysées.
Apportez-vous un porte-bonheur avec vous ?J’ai pris une photo de ma compagne. Nous sommes quand même partis pendant trois semaines, c’est long.
Votre meilleur souvenir du Tour ?Lors de mes trois précédentes participations, l’équipe est toujours arrivée à Paris avec un maillot distinctif et au moins un succès d’étape. Il est vrai que la victoire de Pierre Rolland à l’Alpe d’Huez en 2011 reste un super souvenir.
Le pire ?Lors de mon premier Tour en 2010, j’ai fait une allergie. J’avais tout le corps recouvert de boutons. Je pense que c’était une infection dûe aux draps d’un hôtel. Un détergent que je n’ai pas supporté. J’ai bien cru que j’allais devoir abandonner.
Une étape du 100e Tour de France qui vous fait rêver ?Il y a de nombreuses magnifiques étapes, mais qui ne sont pas forcément inaccessibles. J’ai plus ma carte à jouer sur des étapes vallonnées.
Le pire : recevoir une bouteille d’eau glacée sur la tête ou quelqu’un qui court à vos côtés ?Des spectateurs qui courent à vos côtés. C’est vraiment embêtant. Vous êtes dans l’effort et eux, tout d’un coup, viennent vous déconcentrer.
Vous arrivez à entendre les encouragements du public présent sur le bord des routes ?Je ne les entends pas forcément très distinctement. J’ai plus l’impression d’être confronté à un brouhaha. Le pire, c’est dans l’Alpe d’Huez. Tout le monde crie dans tous les sens, c’est vraiment impressionnant.
Vous réussissez à profiter un peu du paysage ?Je n’ai pas trop le temps, mais lorsqu’une échappée vient juste de se former, c’est un peu plus relâché dans le peloton donc j’ai un peu plus le temps d’apprécier le paysage. Le reste de la journée, je suis concentré sur ce qui se passe dans la course et pas sur le paysage.
Quand vous étiez petit, vous rêviez du Tour ?Je rêvais de participer un jour au Tour de France. Je regardais toutes les arrivées. Pour les étapes de montagne, c’était différent, je regardais la course entièrement.
Votre coureur fétiche ?J’aimais surtout les coureurs français et plus particulièrement Laurent Jalabert.
Pour les vacances, vous partiriez où ? En Corse, au Mont-Saint-Michel ou à Annecy ?Le Mont-Saint-Michel se situe à une heure de chez moi, donc je n’irai pas en vacances là-bas même si je ne l’ai jamais visité. J’irais plutôt en Corse pour ses magnifiques paysages et son soleil. Nous avons pu en profiter en début de Tour, c’était très agréable.
L’arrivée sur les Champs-Elysées en semi-nocturne, ça vous inspire quoi ?C’est une première. Cela n’a jamais été encore réalisé. Nous allons retrouver un peu l’esprit des critériums d’après Tour. Et cela va être agréable de voir les Champs-Elysées illuminés avec tous ces coureurs.
Que ressentez-vous le lendemain de l’arrivée à Paris ?Du mal aux jambes ! La pression retombe petit à petit. On commence alors à penser à la récupération mais ce n’est pas forcément pour tout de suite car on repart sur les critériums. La coupure intervient qu’après.
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