Il est peut-être le plus grand athlète de l’histoire des Jeux Olympiques. Sa place est dans les manuels d’Histoire des lycées, en plus des encyclopédies du sport. Il est le plus grand runner qu’ont connu les Etats-Unis. Pourtant, c’est à Paris, au siège de l’UNESCO, qu’a été célébré jeudi soir le centième anniversaire de la naissance de James Cleveland Owens, dit “Jesse” Owens.
Aux JO de Berlin en 1936, le sprinter de l’Université de l’Ohio a réalisé un fabuleux quadruplé 100m, 200m, saut en longueur, 4×100. Il l’a réussi sous les yeux d’Adolf Hitler, livide d’incompréhension, dans un de ces moments où le fracas de l’Histoire, le sport, les symboles et les moments d’humanité les plus poignants s’entrechoquent. Pour faire partie du relais 4×100, Owens avait dû être intégré de force suite à l’expulsion de deux coureurs juifs. Mais l’image la plus forte de ces JO restera peut-être celle de sa complicité avec Luz Long, le sauteur en longueur allemand, prototype de “l’Aryen” dont Hitler voulait assurer la domination. Bras dessus bras dessous, après un concours incroyable de suspense, les deux champions ont fait le tour d’honneur le plus politiquement dangereux de toutes les Olympiades.
Trop vite oublié par son pays, les Etats-Unis, Jesse Owens sera le sujet d’un film, en 2014, “Race”, monté à l’initiative de l’entrepreneur Luc Dayan et réalisé par Stephen Hopkins, l’homme qui était aux manettes de la série 24 Heures chrono. Le casting est tenu secret, mais le budget, 30 millions de dollars, promet un objet à la hauteur du personnage.
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Un parterre de personnalités de l’athlétisme français et des médias était rassemblé jeudi soir pour donner le coup d’envoi du projet et rendre hommage au mythe Owens en présence de deux de ses trois filles. Dans le sillage de Maryse-Ewanje Epée, bouleversée par l’émotion et la fierté de donner à la mémoire de Jesse Owens l’hommage que les Etats-Unis ne lui rendait pas, l’assistance s’est donnée rendez-vous pour l’avant-première. Dans un an, peut-être. En attendant, restent les images de la fascinante beauté de la foulée d’Owens. En noir et blanc, sur une piste cendrée d’un autre temps. Le temps de la légende.
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