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Wushu : kesako ?
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Publié 19/08/2015 à 11:49 GMT+2
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Les championnats de France de wushu auront lieu ce week-end à Vichy. L’occasion de découvrir ce sport méconnu mais en pleine ascension. La discipline, qui compte 35 000 licenciés en France, est candidate pour intégrer le programme olympique en 2020.
Des Français au top
Le wushu ? Les visages ont tendance à grimacer à l’entente de ce mot si particulier à consonance asiatique. Pourtant, vous ne le savez peut être pas, mais la discipline ne vous est pas étrangère. Il s’agit en effet de l’ensemble des arts martiaux chinois, popularisés dans le monde entier par Bruce Lee et Jet Li, à tort, sous le nom de kung fu. Le wushu est un véritable sport national en Chine et s’exporte de mieux en mieux à l’étranger. En France, la Fédération a été créée en 2005 avant que le wushu ne soit reconnu comme sport de haut niveau en juillet 2010.
La discipline nourrit de grands espoirs. Le wushu est en effet parmi les huit sports susceptibles d’être olympiques en 2020. Pour les Français, ce serait une grande nouvelle étant donné le niveau actuel dans l’hexagone. Aussi surprenant que cela puisse paraître, nos champions parviennent à tenir la dragée haute aux Chinois. Moussa Niangane, premier champion du monde français en 2009, a ouvert la voie à Anthony Lim, Valérie Domergue ou encore au jeune Paul Rondeau, qui figurent aujourd’hui parmi les meilleurs mondiaux dans leur catégorie.
Du combat et de la chorégraphie
Agréable à pratiquer, le wushu séduit aussi les spectateurs. Un vrai régal pour les yeux ! Le wushu sportif se décline en deux disciplines : une partie technique, appelée Taolu, et une partie combat, que l’on appelle Sanda (ou Sanshu). Le Taolu, qui se pratique sur tapis, est un sport de compétition qui allie énergie et puissance. Le compétiteur a alors 1 minute et 20 secondes pour réaliser, à mains nues ou avec une arme courte ou longue, une chorégraphie martiale. La prestation est ensuite notée par trois juges.
Les principes du Taolu serviront au sportif lorsqu’il devra exercer le Sanda, sport de combat qui demande détermination et patience et qui se pratique sur une plate-forme élevée de huit mètres sur huit. Équipé de gants, plastron et casque, le combattant usera de coups de pied et de coups de poing afin de prendre le dessus sur son adversaire, qu’il pourra pousser hors de la plateforme lors de ce combat de deux rounds gagnants. Ce week-end, c’est le Palais des Sports Pierre Coulon à Vichy qui vibrera pour pousser les champions français à leur maximum. L’objectif sera pour eux d’intégrer l’équipe de France en vue des championnats du monde à Kuala Lumpur en Malaisie l’automne prochain.
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