Escrime : la FIE veut étendre l'égalité femmes-hommes au coaching et à la gouvernance

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L'escrime fait partie des rares sports où l'égalité entre les femmes et les hommes est une réalité. Les athlètes disputent les mêmes compétitions et touchent les mêmes récompenses. La Fédération internationale d'escrime (FIE) veut désormais que cette égalité s’applique au coaching et à la gouvernance.

Fencing FIE

Crédit: Getty Images

Lors des Championnats du monde 2026, la FIE a distribué 1,02 million de dollars aux médaillés des épreuves individuelles et par équipes, avec des récompenses identiques pour les femmes et les hommes dans les trois armes.
Les vainqueurs des épreuves individuelles ont reçu 40 000 dollars, les médaillés d'argent 20 000 dollars et ceux en bronze 10 000 dollars. Les équipes sacrées se sont partagé 50 000 dollars, contre 25 000 dollars pour l'argent et 15 000 dollars pour le bronze.
La même politique s'applique chez les jeunes : la FIE a récompensé les trois premiers des épreuves juniors et cadets avec des dotations en équipement identiques, quel que soit leur sexe.
« Les athlètes sont la priorité absolue de la FIE et, par conséquent, au cœur de notre plan stratégique 2025-2028 », a rappelé le président par intérim, Abdelmoneim ElHusseiny.
La fédération met également en avant ses stages organisés avant les grands rendez-vous internationaux, ainsi que ses programmes dédiés au développement de carrière, à la protection des athlètes et à la prévention du dopage.
Si l'égalité est aujourd'hui acquise sur le plan sportif, la fédération reconnaît qu'il reste des progrès à accomplir dans les fonctions d'encadrement et de direction, encore peu féminisées.
Le Conseil des femmes et de l'escrime de la FIE en a fait l'une des priorités de son plan stratégique.
La FIE espère atteindre un minimum de 30 % de femmes dans les postes décisionnels d'ici à 2028. Elle souhaite aussi renforcer leur présence dans ses programmes de formation et développer les politiques d'égalité au sein des fédérations nationales.
Son ambition : que 75 % d'entre elles mettent en œuvre des dispositifs dédiés à l'égalité des sexes d'ici à la fin du cycle stratégique.
La formation constitue l'un des principaux leviers de cette stratégie. En mars dernier, treize entraîneuses originaires de treize pays ont participé au deuxième Séminaire international féminin, organisé à Rio de Janeiro avant les Championnats du monde juniors et cadets.
Pendant sept jours, elles ont suivi plus de quarante heures de formation portant sur les aspects techniques des trois armes, mais aussi sur le leadership, la médecine sportive, la sécurité et la protection des athlètes.
Des spécialistes internationaux sont également intervenus sur l'égalité des chances, la communication et la prise de décision dans l'encadrement sportif.
« C'est un programme très dense qui m'a permis d'aborder la psychologie, la carrière et la technique », a expliqué la Botswanaise Camille Gombalume. « Grâce à tout ce que j'ai reçu, je suis convaincue que je pourrai faire encore mieux et repousser mes limites actuelles. »
Le plan stratégique prévoit également la création d'un programme mondial de mentorat, l'organisation de séminaires continentaux dédiés au leadership féminin, ainsi que l'attribution de bourses aux femmes engagées dans les formations d'entraîneures et d'arbitres.
La FIE ambitionne de certifier plus de 1 500 femmes dans ses programmes éducatifs d'ici à 2028 et d'accompagner plus de 500 participantes dans ses dispositifs de mentorat.
L'égalité sportive suffira-t-elle à faire évoluer le coaching et la gouvernance ? Entre objectifs chiffrés et mise en œuvre, la FIE a un long chemin à parcourir. Mais force est de constater que l’escrime a un temps d’avance sur les autres sports.
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