Il n'a pas fallu longtemps, après l'élimination de l'équipe de France de fleuret, dimanche, pour que le fiasco de l'escrime française au JO (aucune médaille, première depuis 1960) dérive vers le terrain politique. C'est Frédéric Pietruszka, le président de la FFE, non officiellement candidat à sa succession, qui a pris la parole en présentant les escrimeurs français comme otages d'une guerre de succession : "Ce que j'ai envie de dire, c'est que tout ceux qui participent à déstabiliser la Fédération française d'escrime ont vraiment oeuvré pour faire en sorte que ce résultat soit le plus mauvais possible. Pour l'instant, je ne cible personne".
D'autres le font pour lui. Le président de la FFE vise évidemment ses opposants alors qu'en mars 2013, auront lieu les élections à la tête de l'instance. "Cette campagne électorale a démarré depuis maintenant six mois. J'avais demandé qu'on observe la trêve olympique. Vous ne m'avez pas entendu m'exprimer. Ce n'est pas moi qui ai déstabilisé l'équipe de France mais les gens qui ont cherché à nuire au président de la Fédération et aux élus de la Fédération. Ces gens-là assumeront leur responsabilités également. Vous connaissez l'opposition que j'ai. Cette opposition est vaste, il y a un certain nombre de personnes, ces personnes se reconnaîtront".
Eric Srecki ne veut pas démissionner
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Isabelle Lamour, l'épouse de l'ancien ministre des Sports et double champion olympique au sabre Jean-François Lamour, s'est officiellement déclarée candidate. "En quoi ça a pu jouer sur les résultats ? Tout simplement parce qu'aujourd'hui on dit qu'il y a un malaise au sein de la Fédération française d'escrime et c'est vrai qu'une Fédé qui est déstabilisée par des questions de personnes, ça peut inévitablement rejaillir". M. Pietruszka a également précisé qu'il faisait "la part des choses" et qu'il fallait savoir ce qui avait "péché dans la préparation et en particulier dans la préparation mentale des athlètes".
Le président de la fédération, en fin d'exposé, a reconnu qu'il pouvait avoir une part de responsabilité. "Chacun va assumer ses responsabilités. Bien sûr, il y a des choses à revoir au niveau de l'entraînement. Bien sûr qu'on a une part de responsabilité (les dirigeants)". Le directeur technique national, Eric Srecki, a indiqué dimanche qu'il n'avait pas l'intention de démissionner.
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